La possibilité de récupérer le site de La Sqala de Casablanca, boulevard des Almohades, est actuellement examinée par les FAR, dans le cadre des dispositions juridiques relatives à la préservation du patrimoine historique militaire, indique une lettre adressée au wali de la région de Casablanca-Settat à propos d’études préliminaires qui permettront d’évaluer la situation du site, afin de trouver une formule permettant de transférer sa propriété à l’autorité militaire compétente, relaie Assabah de ce mardi 27 octobre.
L’opération, affirment des sources du quotidien, visera à «résoudre toutes les contraintes juridiques et foncières en vertu du Dahir n° 1-99-266 du 3 mai 2000 relatif à l’identification, au classement, à la conservation et à la valorisation du patrimoine historique militaire». C’est dans ce cadre, poursuit le quotidien, qu’«une commission de l’État-major général des FAR a effectué une visite du site le mercredi 9 septembre 2026, en présence de représentants du Conseil de la ville de Casablanca». Initiée sur la base d’une correspondance datée du 7 octobre, «cette visite de terrain avait pour objectif d’étudier la possibilité de transférer la propriété du site sous la tutelle de l’administration chargée de l’histoire militaire», précisent les sources du quotidien.
La lettre adressée au wali fait état «de contraintes liées à la situation actuelle du site, notamment des litiges en cours devant la justice, ainsi que de la présence sur les lieux d’un restaurant-Café». Sur la base des résultats de la visite de terrain, indiquent les mêmes sources, «l’Etat-major général des FAR aurait demandé au wali d’entreprendre les mesures nécessaires afin de régulariser la situation du site, conformément aux dispositions réglementaires, dans le but de baliser la voie au transfert de sa propriété sous la tutelle de l’autorité militaire compétente». La Sqala de Casablanca, construite en 1785 par le sultan Sidi Mohammed Ben Abdellah, est une ancienne forteresse militaire située à l’entrée de l’ancienne médina, face au port de la ville, rappelle le quotidien.




