Le ministère de l’Intérieur demeure l’administration la plus mise en cause par les citoyens auprès de l’Institution du Médiateur du Royaume. Il est suivi par les départements de la Justice puis de l’Économie et des Finances. En 2025, le nombre de réclamations enregistrées a fortement progressé, conduisant le Médiateur, Hassan Tariq, à plaider pour un renforcement de la médiation de proximité afin d’améliorer les relations entre l’administration et les usagers.
Présentant, ce mercredi 23 juillet à Rabat, le rapport annuel de l’Institution, Hassan Tariq a indiqué que celle-ci avait enregistré 9.958 dossiers en 2025, contre 7.954 en 2024, soit une hausse de 25,29%. Cette progression, qu’il juge révélatrice d’un besoin croissant de recours à la médiation institutionnelle, justifie selon lui un renforcement du dispositif territorial.
Le Médiateur a ainsi proposé au chef du gouvernement la création de médiateurs régionaux afin de rapprocher l’Institution des citoyens. Il a également défendu l’idée d’un médiateur de proximité dans les centres de santé, chargé de faciliter le dialogue entre les usagers, les professionnels de santé et les responsables des établissements.
La répartition des dossiers confirme que les principaux contentieux concernent les administrations les plus sollicitées par les citoyens. Le ministère de l’Intérieur arrive en tête avec 1.918 réclamations, devant le département de la Justice (1.421) et celui de l’Économie et des Finances (1.288).
Institution nationale indépendante, le Médiateur du Royaume est chargé d’examiner les réclamations des usagers contre les administrations publiques, de favoriser le règlement amiable des litiges et de contribuer à l’amélioration de la qualité du service public.
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S’agissant du traitement des dossiers, Hassan Tariq a relevé une légère amélioration des délais de réponse des administrations. En 2025, celles-ci ont mis en moyenne 81 jours pour répondre aux correspondances préliminaires adressées par l’Institution, soit deux jours de moins qu’en 2024.
Pour le Médiateur, cet effort reste toutefois insuffisant. Il a insisté sur la nécessité de renforcer la communication entre les administrations et les citoyens afin de prévenir les différends et d’accélérer leur résolution. Il s’est également félicité de l’instauration d’une Journée nationale du Médiateur, qu’il considère comme un levier de sensibilisation et d’amélioration continue de l’action de l’Institution.
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Interrogé sur le conflit opposant le gouvernement aux avocats, Hassan Tariq a précisé que son Institution n’avait été saisie d’aucune demande de médiation.
En conclusion, le Médiateur du Royaume a appelé à poursuivre les réformes visant à renforcer la réactivité de l’administration, à réduire davantage les délais de traitement et d’exécution des décisions, tout en consolidant le rôle de la médiation institutionnelle comme instrument d’équité administrative, de bonne gouvernance et de moralisation du service public.




