Alors que le débrayage des robes noires entre dans sa deuxième semaine, le système judiciaire marocain fait face à un blocage quasi-total, gelant les procès criminels et prolongeant indéfiniment la détention préventive de nombreux prévenus. Ce bras de fer, né d’une contestation profonde des réformes législatives et fiscales menées par le gouvernement, illustre la fracture grandissante entre l’Association des barreaux du Maroc (ABM) et le ministère de la Justice, au détriment des droits des justiciables. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Assabah.