Législatives: le PJD dévoile ses 40 premières têtes de liste, dont Driss Azami à Skhirat-Témara

Driss Azami, président du Conseil national du Parti de la justice et du développement (PJD). (Y.Mannan/Le360)

Le 22/04/2026 à 16h55

VidéoLe Parti de la justice et du développement (PJD, opposition) a dévoilé une première liste de 40 têtes de liste pour les législatives du 23 septembre, dont celle de Driss Azami, numéro deux du parti et pressenti pour succéder à Abdelilah Benkirane, qui se présentera dans la préfecture de Skhirat-Témara.

Sur cette liste, rendue publique mercredi lors d’une conférence de presse consacrée au bilan gouvernemental, figurent plusieurs ténors du parti de la Lampe, parmi lesquels Abdellah Bouanou (Meknès), Amina Maelainine (Aïn Chock), Samir Chouki, nouveau venu, Abdessamad Haiker (Anfa) et Mustapha Ibrahimi (Oujda).

Ces candidatures ont été approuvées par les instances régionales avant d’être validées à l’unanimité par le secrétariat général du parti, selon le PJD, qui a annoncé une réunion jeudi afin de finaliser les listes restantes, dans l’objectif de couvrir l’ensemble des 92 circonscriptions législatives et des 12 circonscriptions régionales.

Dans une déclaration à Le360, Driss Azami s’est déclaré fier de représenter le PJD à Témara, balayant les allégations selon lesquelles il serait étranger à cette ville. «J’y réside et les rumeurs sont fausses», a-t-il déclaré.

Revenant au bilan gouvernemental, objet de la conférence, le dirigeant du PJD a réaffirmé la position de rejet de son parti, en dénonçant le fait qu’Aziz Akhannouch fonde sa satisfaction sur un référentiel comparatif avec la période où le PJD était au pouvoir entre 2016 et 2021.

Tout en reconnaissant certaines avancées sur le plan social, notamment en matière d’aides et de couverture médicale, le PJD a jugé les résultats insuffisants. Selon le parti, le chef du gouvernement s’est distingué par «un manque de responsabilité politique dans la gestion des affaires publiques, avec une domination d’une logique de gestion technique étroite, une communication faible envers l’opinion publique et une absence d’approche politique et de droits de l’homme».

Le parti de la Lampe accuse par ailleurs le chef du gouvernement d’avoir présenté des chiffres «inexacts» dans l’exposé de son bilan. Driss Azami, ancien ministre délégué au Budget, relève ainsi la diffusion de «données imprécises concernant la situation des finances publiques, la réduction du déficit budgétaire et la dette du Trésor».

Par Mohamed Chakir Alaoui et Yassine Mannan
Le 22/04/2026 à 16h55