Le PJD face aux démons électoraux du passé

Un congrès du PJD.

Un congrès du PJD. . DR

Revue de presseAprès le revers des législatives de 2021, le PJD mise sur des figures expérimentées et une procédure interne stricte pour rebondir, tout en cherchant à éviter les divisions qui avaient affaibli sa campagne précédente. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Assabah.

Le 20/04/2026 à 19h33

Le Parti de la Justice et du Développement (PJD) a lancé le processus de sélection de ses candidats pour les prochaines échéances électorales, avec pour objectif de retrouver sa «forme électorale perdue» et se repositionner en tête du paysage politique, après le revers essuyé lors des législatives de 2021, où il n’avait obtenu que 13 sièges. Lors de la réunion de son secrétariat général, tenue à Rabat en fin de semaine dernière, la direction du parti a officialisé les noms des candidats retenus pour 40 circonscriptions locales, tandis que les choix pour les 52 autres circonscriptions locales et les 12 régionales restent en suspens, indique Assabah de ce mardi 21 avril.

Les militants du PJD, dans les sections locales du parti, sont appelés à désigner les têtes de liste pour les élections législatives et locales par voie de vote, selon une procédure encadrée. Les noms proposés sont ensuite soumis au secrétariat général, qui tranche après délibération et vote secret pour valider les candidats. Selon Assabah, les instances du parti privilégient des figures expérimentées, ayant déjà fait leurs preuves lors des scrutins précédents, afin de maximiser les chances de remporter les premières places.

Cependant, le PJD risque de revivre des tensions similaires à celles des précédentes échéances, en raison de divergences internes dans plusieurs circonscriptions. Ces dissensions avaient, par le passé, poussé le secrétariat général à imposer des noms, entraînant des retraits de candidats et un désengagement de certains militants pendant les campagnes, ce qui avait affecté les résultats du parti.

Parmi les candidats déjà validés pour les 40 circonscriptions locales, figurent plusieurs personnalités connues. À Salé-Témara, El Idrissi Azami a été désigné, tandis qu’Abdellah Bouanou représentera Meknès. À Safi, c’est Reda Boukamaz qui portera les couleurs du parti, et Amina Maa El Aïnine à Aïn Chock. À Hay Hassani, la nomination de Samir Chouqi a surpris les observateurs. D’autres noms ont également été retenus, comme Abdessamad Haïkar à Anfa, El Fatmi Ramid à Fida-Mers Sultan, Rachid Ajgueni à Aïn Sebaâ-Hay Mohammadi, ou encore Mustapha El Ibrahimi à Kénitra et Abdellah Hamel à Oujda-Angad.

Par La Rédaction
Le 20/04/2026 à 19h33