Le PAM a révélé, dimanche 19 avril dernier, près de Meknès, la liste de ses prétendants aux élections législatives du 23 septembre prochain. La Commission nationale des élections a arrêté une liste définitive mêlant figures renouvelées et députés sortants reconduits, à l’exception des têtes de listes régionales dédiées aux femmes, dont l’identité n’a pas encore été dévoilée.
Selon une source proche de la direction du parti, la candidature des femmes sera ouverte à toutes les militantes désireuses de concourir, sous réserve d’un arbitrage final par la direction collégiale, qui choisira les noms pour les circonscriptions réservées aux femmes dans l’ensemble des régions du Royaume, rapporte Al Akhbar de ce mardi 21 avril.
Parmi les candidats investis figure le député Aziz Lebbar, qui briguera un siège dans la circonscription de Fès-Sud, dotée de quatre sièges. Dans celle de Fès-Nord, c’est l’homme d’affaires Mouhssine Azami, novice sur la scène législative, qui a été désigné pour succéder à l’actuelle parlementaire Khadija Hajjoubi. Cette dernière aurait reçu des assurances de la direction du parti pour conduire la liste régionale des femmes à Fès-Meknès.
Dans la circonscription très disputée de Moulay Yaâcoub, où une vive concurrence a lieu entre formations politiques, le PAM a reconduit le député Hassan Belmkadem. Il en va de même pour Driss Chichali, réinvesti dans la province de Sefrou. Par ailleurs, le parti mise sur l’ancien député du Parti travailliste, Mohamed Miri, pour décrocher l’un des trois sièges de la province de Boulemane. Il devra toutefois composer avec des adversaires de poids: Mohand Laenser, patron du Mouvement populaire (MP), Mohamed Chaouki, chef du RNI, ainsi que Rachid Hamouni, président du groupe parlementaire du PPS.
Les députés sortants Mohamed Hejira et Abdellatif Fouiker ont été respectivement reconduits dans les circonscriptions de Ghafsai et Tissa. Le PAM a également enrôlé Mohamed Amghar, ancien membre de l’Union constitutionnelle (UC), pour la province de Taza. De même, Anas Al Ansari –fils du dirigeant istiqlalien Mohamed Al Ansari– sera candidat à Meknès. En revanche, le parti pourrait rencontrer des difficultés dans la circonscription d’Ifrane, où l’homme d’affaires Mohamed Achkik sera opposé au secrétaire général du Mouvement populaire, Mohamed Ouzzine. Même scénario dans la province d’Al Hajeb, où le président de la commune de Sabaa Aiyoun, investi par le PAM, affrontera une rude compétition avec l’Istiqlal et le RNI.
Par ailleurs, le secrétariat général du PJD a choisi de parrainer des têtes de liste dans quarante circonscriptions locales pour l’élection des membres de la Chambre des représentants, laissant pour plus tard la décision concernant les 52 circonscriptions restantes, ainsi que les douze circonscriptions régionales. Le PJD a fait le choix de trancher rapidement pour les zones électoralement moins disputées, reportant l’annonce de ses candidats dans les circonscriptions réputées comme étant «difficiles», telles que Rabat, Salé et la plupart des circonscriptions casablancaises.
La liste dévoilée ne réserve guère de surprise, à l’exception notable de la candidature d’un ancien ministre et vice-secrétaire général du parti, qui se présentera dans la circonscription de Skhirat-Témara, abandonnant ainsi Fès où il avait coutume de briguer les suffrages. Parmi les premières figures féminines retenues, figurent l’ex-parlementaire Amina Maelainine, qui concourra dans la circonscription d’Aïn Chock à Casablanca, et l’actuelle députée Elbatoul Abladi, candidate à Tan-Tan.




