Législatives 2026: le CNDH enregistre deux incidents «isolés» et qualifie le scrutin de «transparent»

La présidente du CNDH, Amina Bouayach.

Le 24/09/2026 à 20h25

VidéoLe Conseil national des droits de l’homme (CNDH) et 25 autres associations ont déployé des centaines d’observateurs à travers les bureaux de vote pour superviser le déroulement, mercredi, du scrutin législatif. L’appréciation est positive. Les détails.

Le CNDH a ainsi couvert 733 communes sur un total de 1.538, dont 542 rurales et 191 urbaines, notamment les zones du séisme de l’Atlas et celles ayant souffert des inondations. Le conseil a déployé des observateurs dans 3.915 bureaux de vote sur un total de 40.700, soit un taux de couverture d’environ 8,9 %, supérieur à la norme internationale, estimée entre 3% et 5%. Par ailleurs, 1.644 bureaux ont également accueilli des observateurs internationaux.

Globalement, le scrutin, selon la présidente du CNDH, Amina Bouayach, s’est déroulé dans une atmosphère normale, avec deux incidents isolés qui n’ont pas affecté le processus de vote. Un seul de ces cas a été détaillé par le CNDH: à Tanger, dans l’école Al Qods, une personne a été arrêtée en possession de bulletins de vote. La présidente a salué les observateurs pour avoir partagé leurs conclusions avec le conseil.

Évoquant par ailleurs le taux de participation, établi à 38%, Amina Bouayach a estimé qu’il constituait «un avertissement pour les institutions élues», qui doivent désormais mobiliser leurs actions pour «réviser la situation». Le message issu des échéances de 2026, a-t-elle souligné, «interroge» le lien entre les droits politiques et l’effectivité de ces devoirs, ainsi que «la consolidation de la confiance» nécessaire pour faire adhérer la jeunesse et les citoyens au processus électoral.

De son côté, James Mouangue Kobila, président de la Commission des droits de l’homme du Cameroun, a affirmé à Le360 avoir suivi de près ce scrutin, qui s’est déroulé dans de bonnes conditions. Il a observé quatre centres de vote à Tanger, couvrant des profils socioculturels divers afin de «garantir la représentativité».

Par Mohamed Chakir Alaoui et Yassine Mannan
Le 24/09/2026 à 20h25