Lors d’une conférence de presse organisée jeudi à Rabat, au lendemain de la proclamation des résultats définitifs des élections législatives, Fatima Zahra El Mansouri, coordinatrice de la direction collégiale du Parti authenticité et modernité (PAM), s’est exprimée sur l’éventualité de sa nomination à la tête du prochain gouvernement. «Si Sa Majesté le Roi me confiait la responsabilité de cheffe de gouvernement, ce serait pour moi un grand honneur», a-t-elle déclaré.
Une éventualité qui s’inscrit dans le cadre fixé par l’article 47 de la Constitution, lequel dispose que «le Roi nomme le Chef du Gouvernement au sein du parti politique arrivé en tête des élections des membres de la Chambre des Représentants, et au vu de leurs résultats». Le choix de la personnalité appelée à diriger l’Exécutif relève ainsi des prérogatives constitutionnelles du Souverain.
Interrogée sur la place des femmes dans la vie politique et dans la société, la dirigeante du PAM a balayé les allégations faisant état d’un recul en la matière. Elle a rappelé, à ce titre, que le Roi Mohammed VI est «un grand défenseur des droits de la femme».
Fatima Zahra El Mansouri a également assuré qu’il n’existait «aucune compétition» entre elle et Fouzi Lekjaa au sein de la direction du PAM. «C’est la vedette des élections et une valeur ajoutée pour le parti», a-t-elle déclaré à son sujet. La coordinatrice de la direction collégiale a par ailleurs appelé la presse à «donner le temps nécessaire au parti de savourer sa victoire».
Arrivé en tête du scrutin du 23 septembre, le PAM a remporté 97 des 395 sièges de la Chambre des représentants. Il devance le Rassemblement national des indépendants (RNI), qui obtient 66 sièges, le Parti de l’Istiqlal (65), le Parti de la justice et du développement (PJD, 54), le Mouvement populaire (MP, 29), l’Union socialiste des forces populaires (USFP, 26) et le Parti du progrès et du socialisme (PPS, 19).
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La dirigeante du PAM s’est, d’autre part, déclarée consciente de l’ampleur de l’abstention, qui a dépassé 60%. Le taux de participation s’est établi à 38% à l’échelle nationale, sur un corps électoral de quelque 15,8 millions d’inscrits.
«Nous allons œuvrer à réduire cet écart et donner la priorité à notre jeunesse pour retrouver la confiance de la jeunesse vis-à-vis de la politique», a déclaré Fatima Zahra El Mansouri, insistant ainsi sur la nécessité de retisser le lien entre les jeunes et l’action politique.



