La rupture concerne notamment la commune de Oued Essafa ainsi que le conseil provincial de Chtouka Aït Baha. Dans un communiqué, le PAM justifie cette décision par des «considérations politiques et organisationnelles» et par les évolutions qu’a connues le paysage politique local, lesquelles auraient eu des répercussions sur les relations et la coordination entre les différentes composantes politiques de la province.
Le parti assure que ses élus au conseil provincial continueront à exercer leur mandat conformément aux orientations et décisions de son secrétariat provincial. Il affirme également vouloir préserver «l’indépendance de la décision partisane» et faire prévaloir l’intérêt général et le développement local.
Cette décision intervient alors que, sur le plan national, le PAM conduit les consultations en vue de la formation du prochain gouvernement sous la direction de Fatima-Zahra El Mansouri.
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La rupture annoncée à Chtouka Aït Baha pose ainsi une question plus large sur les répercussions territoriales des recompositions politiques en cours. Les négociations pour la formation de la prochaine majorité et, surtout, la nature de la coalition gouvernementale qui en résultera pourraient-elles se traduire par de nouveaux rapports de forces dans les instances dirigeantes des collectivités territoriales?
Communes, conseils provinciaux et préfectoraux, conseils régionaux… Les alliances nouées à l’issue des précédentes élections pourraient être directement affectées par la recomposition des équilibres politiques à l’échelle nationale. La question est notamment de savoir si la nouvelle configuration de la majorité gouvernementale entraînera des réajustements dans les coalitions locales, alors que plusieurs formations partenaires au niveau territorial pourraient se retrouver dans des positions différentes à l’échelle nationale.
Le cas de Chtouka Aït Baha constitue, à ce stade, un premier signal de cette possible recomposition. Reste à déterminer s’il s’agit d’un épisode circonscrit aux équilibres politiques propres à la province ou du prélude à une redistribution plus large des alliances dans les collectivités territoriales.





