Le gouvernement El Mansouri en cours de formation, dans sa dernière ligne droite

Fatima Ezzahra El Mansouri reçoit les leaders de l'Union constitutionnelle (UC), à Rabat, le 1er octobre 2026.

Revue de presseLes tractations menées par la cheffe du gouvernement désignée entrent dans une phase décisive pour bâtir une coalition majoritaire cohérente. Exigences programmatiques, arbitrages politiques et mobilisation des instances partisanes… Telles sont les problématiques examinées, juste avant l’ouverture de la session législative du Parlement. Cet article est une revue de presse tirée des quotidiens Al Ahdath Al Maghribia et Al Akhbar.

Le 04/10/2026 à 19h06

Les tractations menées par Fatima Zahra Mansouri, cheffe du gouvernement, entrent dans leur phase la plus décisive en vue de constituer la future coalition gouvernementale avant l’ouverture de la session législative du Parlement. Selon les informations rapportées par le quotidien Al Ahdath Al Maghribia de ce lundi 5 octobre, la formation de cette alliance majoritaire s’annonce délicate et complexe, traduisant la volonté affirmée de dépasser les clivages traditionnels et d’élargir la base politique pour éviter tout blocage institutionnel futur. Ces négociations se heurtent à de multiples exigences politiques, notamment en ce qui concerne la délicate répartition des portefeuilles ministériels, la définition du programme commun et l’arbitrage entre les ambitions des différentes formations pressenties pour faire partie de la majorité.

Toujours selon Al Ahdath Al Maghribia, la cheffe du gouvernement insiste fermement sur le principe de la méritocratie, de la compétence et de l’intégrité, soulignant que le choix des futurs partenaires de l’Exécutif se fera avant tout dans le strict respect de l’intérêt national et de la volonté exprimée par les électeurs dans les urnes. Le PAM entend ainsi s’appuyer sur un socle parlementaire solide et homogène pour concrétiser les grands chantiers de réformes économiques, institutionnelles et sociales attendus par les citoyens. Cependant, les discussions menées avec des partis historiques comme le Parti de l’Istiqlal (PI), l’Union socialiste des forces populaires (USFP) et le Parti du progrès et du socialisme (PPS) exigent des compromis politiques profonds et minutieux afin de concilier des visions parfois divergentes sur la conduite des politiques publiques.

Dans le même temps, le journal Al Akhbar décrit la mobilisation des instances dirigeantes des partis politiques concernés, qui se réunissent en sessions extraordinaires pour trancher officiellement sur leur participation au futur Exécutif. D’après Al Akhbar, le Conseil national du PI a ainsi validé à l’unanimité le principe de sa participation au prochain gouvernement, tout en confiant l’entièreté des pleins pouvoirs à son secrétaire général, Nizar Baraka, pour mener et finaliser les pourparlers. Cette décision illustre la disposition du PI à assumer ses responsabilités institutionnelles pour consolider le processus démocratique et répondre efficacement aux attentes pressantes de la population dans les domaines social et économique.

Parallèlement, les conclusions des instances du Rassemblement national des indépendants, relayées par Al Akhbar, confirment la disposition pleine et entière de la formation à s’engager activement au sein de la future majorité gouvernementale. Le parti insiste toutefois sur la nécessité d’assurer une cohérence programmatique et une forte cohésion politique interne, afin d’éviter les tensions susceptibles de paralyser l’action de l’Exécutif. Cette exigence de solidité programmatique est perçue comme un gage de stabilité indispensable pour traverser les défis budgétaires et sociaux qui marqueront cette nouvelle mandature parlementaire.

De surcroît, le journal Al Akhbar précise que le Conseil national du Mouvement Populaire (MP) a ainsi officialisé son choix de s’orienter vers l’opposition, tout en accordant une délégation de pouvoir à son secrétaire général pour évaluer la conjoncture politique et veiller à ce que l’action partisane demeure ancrée dans la défense des intérêts citoyens. Cette clarification des rôles entre une majorité plurielle en formation et une opposition vigilante dessine les contours d’un paysage politique national en plein renouvellement.

Les détails de ces tractations, tels que décrits par Al Ahdath Al Maghribia, montrent que les discussions s’articulent également autour de la nécessité de préserver l’équilibre des forces au sein de l’hémicycle. La cheffe du gouvernement doit composer avec un équilibre subtil entre la volonté d’intégrer des alliés stratégiques et la nécessité de maintenir une opposition parlementaire crédible et structurée, capable de jouer pleinement son rôle constitutionnel de contrôle et de proposition. Cet exercice d’équilibriste politique vise à garantir la pérennité des décisions gouvernementales tout en respectant les règles fondamentales du pluralisme démocratique marocain.

Par La Rédaction
Le 04/10/2026 à 19h06