Les travaux se poursuivent à l’heure où nous mettons en ligne, sous la conduite de Fatima-Zahra El Mansouri, cheffe du gouvernement désignée et coordinatrice nationale du PAM. La commission réunit également Abdellatif Ouahbi, Fouzi Lekjaa et Ahmed Akhchichine.
Cette réunion intervient après le premier round de consultations engagé par El Mansouri auprès des principales formations représentées au Parlement. Le RNI, l’Istiqlal, le Mouvement populaire, l’USFP, le PPS, l’UC et le MDS ont notamment été reçus au siège du PAM. Ces rencontres ont permis de prendre le pouls des différents partis et de recueillir leurs premières positions sur une éventuelle participation au prochain gouvernement.
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Depuis ces premiers contacts, plusieurs positions se sont précisées. Le RNI, deuxième force parlementaire avec 66 sièges, a ainsi vu son Conseil national se prononcer en faveur de la participation au prochain gouvernement, tout en confiant à sa direction le soin de négocier les conditions de cette participation. Une position qui intervient alors qu’au sein même du Conseil national du PAM, réuni samedi à Skhirat, un courant important s’est exprimé contre l’entrée du RNI dans la prochaine majorité. Le communiqué du parti n’a toutefois pas fermé la porte à cette option et indique que le Conseil national a mandaté El Mansouri pour gérer les négociations à venir.
D’autres formations ont, elles aussi, avancé leurs premières exigences. L’Istiqlal, qui a mandaté Nizar Baraka pour négocier sa participation, entend notamment défendre sa place dans la future équipe gouvernementale au regard de son poids parlementaire.
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L’USFP a, de son côté, insisté sur la nécessité de disposer d’un socle programmatique et de référentiels politiques communs pour toute participation à la future coalition, tout en mandatant le premier secrétaire Driss Lachgar et Mustapha Ajjab pour poursuivre les négociations. Avant le scrutin, Lachgar avait par ailleurs présenté le PJD comme une «ligne rouge» pour son parti, excluant ainsi tout rapprochement avec cette formation. Cette position antérieure n’a toutefois pas été explicitement réitérée dans le dernier communiqué consacré aux consultations gouvernementales.
Le PPS doit également arrêter sa position définitive sur une éventuelle participation au gouvernement. Le parti réunira à cet effet son comité central demain, mardi, pour se prononcer sur les conditions d’une éventuelle participation à la prochaine majorité.
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À l’inverse, le PJD a clairement fait savoir qu’il n’entendait pas participer à un gouvernement conduit par le PAM. Abdelilah Benkirane a notamment refusé le principe d’une rencontre au siège du PAM, estimant que c’est à El Mansouri de venir à la rencontre du parti. L’Alliance de la gauche a, elle aussi, décliné une rencontre au siège du PAM, réclamant un cadre neutre pour les discussions et se positionnant dans une logique d’opposition citoyenne.
La réunion de ce lundi doit permettre au PAM de faire le point sur cette première séquence et d’examiner les différentes configurations envisageables pour la future majorité. L’enjeu est désormais de déterminer les partenaires avec lesquels le parti arrivé en tête des élections pourra engager des discussions plus approfondies, alors que les positions des différentes formations commencent à dessiner les contours, mais aussi les limites, de la prochaine coalition.




