Devant les deux Chambres du Parlement réunies, la cheffe du gouvernement, Fatima Ezzahra El Mansouri, a présenté, ce lundi 19 octobre, son programme pour le mandat 2026-2031. Celui-ci met l’accent sur l’amélioration du pouvoir d’achat, l’insertion professionnelle des jeunes, le soutien à l’investissement privé et le renforcement de la régionalisation avancée.
Interrogés par Le360, plusieurs députés de la majorité ainsi que le porte-parole du gouvernement, Samir Belfkih, ont salué son contenu et ses objectifs. Dans l’opposition, les réactions sont plus réservées, certains élus préférant attendre sa mise en œuvre pour se prononcer.
Le porte-parole du gouvernement a présenté les sept axes du programme, dont le premier porte sur le volet social et la préservation du pouvoir d’achat. Parmi les mesures annoncées figurent la gratuité des factures d’eau et d’électricité inférieures à 100 dirhams et le relèvement du montant minimal des pensions de retraite à 3.000 dirhams.
Il a également évoqué un dispositif de lutte contre les conflits d’intérêts et l’enrichissement illicite, ainsi qu’une réorganisation des circuits de distribution des produits alimentaires visant à limiter le poids des intermédiaires.
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L’insertion des jeunes, notamment des NEET — ceux qui ne sont ni en emploi, ni en études, ni en formation —, occupe également une place centrale dans les orientations présentées, ont souligné des députés du Parti authenticité et modernité (PAM) et de l’Union socialiste des forces populaires (USFP), deux composantes de la majorité.
Du côté du Parti de la justice et du développement (PJD), le député de Kénitra, Mustapha Ibrahimi, a regretté le manque de données chiffrées pour étayer les engagements du gouvernement. Il a indiqué vouloir attendre avant de porter une appréciation plus précise sur leur concrétisation.
Mustapha Lakhsem, député du Mouvement démocratique et social (MDS) dans la province de Sefrou, a, pour sa part, plaidé pour une mise en œuvre effective de la régionalisation avancée. «Dans ma province rurale, à Sefrou, les citoyens ont surtout besoin de raccordements à l’eau et à l’électricité, d’écoles et d’hôpitaux», a-t-il déclaré à Le360.
Sur le plan macroéconomique, Fatima Ezzahra El Mansouri a annoncé un objectif de croissance moyenne de 5% et un déficit budgétaire contenu à 3% du PIB. Sa feuille de route prévoit également un renforcement des aides directes aux ménages et des dispositifs de formation et d’accès à l’emploi des jeunes.




