ANOC: la justice saisie après l’éviction contestée du président du groupement Timahdite Sud

Des moutons (Photo d'illustration)

Revue de presseMimoun Ougharbi, membre du conseil administratif de l’Association nationale ovine et caprine (ANOC) et président du groupement Timahdite Sud, a déposé deux plaintes pour contester la décision de la présidence de l’ANOC de déclarer son poste vacant et d’appeler à l’élection d’un nouveau président. Ce dossier, qui révèle des tensions profondes au sein de l’association, soulève de sérieuses questions sur l’interprétation des textes réglementaires et sur le traitement des voix critiques. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Al Akhbar.

Le 18/10/2026 à 21h58

La justice est désormais saisie des tensions que connaît l’Association nationale ovine et caprine (ANOC). Mimoun Ougharbi, membre du conseil administratif et président du groupement Timahdite Sud, a porté plainte pour contester les mesures prises à son encontre par la présidence de l’association.

«L’intéressé a déposé deux plaintes pour contester la décision de considérer son poste de président du groupement Timahdite Sud comme vacant et d’appeler à l’élection d’un nouveau président», rapporte Al Akhbar dans son édition de ce lundi 19 octobre. Les faits remontent au 4 septembre dernier, lorsque l’association a reçu une démission attribuée à Ougharbi. Ce dernier est toutefois revenu sur sa décision dès le lendemain, par courrier électronique, avant d’adresser une notification officielle le 7 septembre, par l’intermédiaire d’un huissier de justice.

Malgré cela, l’ANOC a persisté à considérer le poste comme vacant et a adressé, le 12 octobre courant, une correspondance appelant à la tenue, le 21 octobre, d’une assemblée extraordinaire en vue de l’élection d’un nouveau président du groupement Timahdite Sud. Ce dossier soulève de sérieuses questions sur la manière dont le président de l’association interprète les textes réglementaires, en se fondant sur des dispositions qui ne semblent pas en phase avec la réunion extraordinaire prévue le 21 octobre 2026. Ces interrogations sont d’autant plus vives que l’assemblée annuelle du groupement Timahdite s’est effectivement tenue le 20 juin sous la présidence d’Ougharbi et que les décisions y ont été approuvées.

Cette affaire intervient dans un contexte de tensions antérieures entre Mimoun Ougharbi et Mejdoubi, président de l’ANOC. Ces tensions sont dues aux positions et aux critiques formulées par le président de Timahdite à l’encontre de la gestion de l’association par Mejdoubi, qu’il juge préjudiciable aux intérêts des éleveurs et à leur représentation au sein de l’organisation.

Des sources accusent la direction de l’ANOC de recourir à des moyens d’exclusion à l’égard des voix critiques, en soulignant que les cas de retrait de l’adhésion ne se limitent pas à Ougharbi: ils auraient également touché des adhérents et des responsables ayant exprimé des positions divergentes.

Il convient de rappeler qu’une précédente rencontre de l’association dans la région du Moyen Atlas avait été marquée par des protestations de représentants des éleveurs de la race Timahdite, ponctuées par le départ d’un certain nombre d’entre eux de la salle de réunion. «Les protestataires dénonçaient ce qu’ils considéraient comme une marginalisation de leurs demandes et un affaiblissement de leur représentativité dans les instances de l’association», écrit Al Akhbar.

Ils avaient évoqué un ensemble de questions liées aux retards dans le traitement des dossiers d’aide et à la réduction du nombre de participants à l’assemblée générale. Ils avaient également exprimé leur opposition à des décisions qui, selon eux, ne tiennent pas compte du poids réel de la race Timahdite au sein du Moyen Atlas.

Par Le360
Le 18/10/2026 à 21h58