Dans le cadre des débats autour de la participation politique des femmes aux législatives du 23 septembre, le Mouvement pour une démocratie paritaire met en garde contre des pratiques qui pourraient porter atteinte au droit des femmes à une participation entière et égalitaire.
À ce propos, cette instance souligne que «la défense des droits des femmes ne devrait pas se transformer en une immunité contre l’examen de pratiques ou de décisions entourées de sérieux soupçons relatifs à la violation des lois, des procédures, ainsi que des règles de transparence et d’égalité des chances», rapporte le quotidien Al Ahdath Al Maghrebia dans son édition du mardi 15 septembre.
Dans un communiqué rendu public, «le Mouvement pour une démocratie paritaire a exprimé une profonde inquiétude et une vive indignation au sujet de ce qui caractérise l’actuel processus électoral», relevant «le nombre limité de femmes qui chapeautent les listes électorales dans les circonscriptions locales».
La question du refus de candidature sur des listes dirigées par des femmes a également été soulevée par cette Instance, en plu, ainsi que « des pressions, du chantage et de la violence numérique à l’encontre des candidates et des femmes politiques leaders».
En rappelant sa mission articulée autour de la défense et de la promotion des droits des femmes, le Mouvement trace les frontières entre deux problématiques qu’il ne faut pas confondre : d’une part, la lutte contre tout discours, toute décision et toute mesure visant la femme en raison de son sexe, de sa candidature ou de ses positions, ainsi que l’exclusion et la diffamation dont elle peut faire l’objet ; et d’autre part, l’examen des décisions dès lors qu’elles sont entourées de sérieux soupçons.
Dans ce sillage, le Mouvement pour une démocratie paritaire estime que «le fait d’interpeller les partis politiques sur la base de faits et de lois ne constitue en aucun cas une position contre les femmes». De même, «le statut de femme ne devrait pas se transformer en prétexte pour échapper à la critique ou à la reddition des comptes».
Et de souligner que «sa bataille n’est pas dirigée contre des personnes, hommes ou femmes, mais contre la discrimination, la violence, la prévarication, le trafic d’influence et la transformation des droits politiques en un domaine de marchandage et de troc».
Le Mouvement souligne enfin que «les mesures positives prises pour remédier à un dysfonctionnement historique et structurel relatif à la représentativité de la femme ne devraient pas être transformées en rente partisane».
De même, ajoute la même source, «la participation politique des femmes n’est pas un privilège accordé ou retiré par les directions des partis, ni un simple moyen de remplir des critères formels; elle constitue un droit contitutionnel et un baromètre de la démocratie des institutions, ainsi que de la transparence du processus électoral».




