Latifa Chérif, députée sortante de l’Union socialiste des forces populaires (USFP), a choisi de se mesurer à l’une des circonscriptions les plus disputées de Casablanca. Candidate à Anfa, elle tentera de décrocher l’un des quatre sièges en jeu face à plusieurs poids lourds de la scène politique locale et nationale.
Parmi ses principaux adversaires figurent notamment Najwa Koukouss, députée et présidente du Conseil national du Parti authenticité et modernité (PAM), Nabila Mounib, députée sortante et candidate de la Fédération de la gauche démocratique (FGD), ainsi qu’Abdessamad Haïkar, député du Parti de la justice et du développement (PJD). Sont également en lice Mohamed Chbak (RNI), Hassan Berkani (Istiqlal), Kenza Chraïbi (UC) et Mohamed Benmoussa (PPS).
Membre du bureau politique de l’USFP, Latifa Chérif entend notamment faire de la santé publique l’un des principaux axes de sa campagne. Un engagement qui s’inscrit dans le prolongement de son parcours associatif. Elle est la fondatrice et présidente de l’association «Les Amis du Ruban Rose», engagée dans l’accompagnement des femmes atteintes d’un cancer du sein, une maladie qu’elle a elle-même affrontée après avoir été diagnostiquée en 2013.
Dans un entretien avec Le360, la candidate socialiste présente ainsi la santé publique comme son «cheval de bataille». Elle plaide pour «une couverture sociale et sanitaire à 100%» et une meilleure prise en charge des malades chroniques, tout en regrettant les limites actuelles de l’Assurance maladie obligatoire (AMO) et le manque de soutien parlementaire à certaines de ses initiatives législatives dans le domaine de l’oncologie.
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Latifa Chérif dénonce par ailleurs «l’influence de l’argent sale et de la corruption dans la politique», estimant que sa force réside avant tout dans son travail de terrain et la confiance acquise auprès des citoyens. «Je suis confiante, j’ai mon électorat. Ce sont toutes les familles qui croient en mes objectifs et qui veulent une santé publique efficace et accessible aux plus démunis», affirme-t-elle.
Élue députée en 2021 sur la liste régionale de l’Oriental, elle a cette fois choisi de briguer un mandat dans la circonscription de Casablanca-Anfa. Un choix qu’elle justifie par le travail de terrain mené ces dernières années et par le réseau de sympathisants qu’elle affirme y avoir constitué.
À quelques jours du scrutin, la candidate appelle enfin les électeurs à faire preuve «de discernement», à refuser «de vendre leur voix ou leur dignité» et à privilégier des représentants «intègres», pouvant se prévaloir d’un véritable parcours de lutte et d’engagement.




