Drapeau marocain profané à Madrid: Nabil Benabdellah dénonce une «provocation» de l’extrême droite espagnole

Mohamed Nabil Benabdellah. (Y.Mannan/Le360)

Le 06/09/2026 à 13h52

VidéoLe secrétaire général du PPS, Mohamed Nabil Benabdellah, a vivement condamné la profanation du drapeau marocain par des militants de l’extrême droite espagnole à Madrid. Depuis Driouch, il a dénoncé un acte «inacceptable» et réaffirmé la position de son parti sur la marocanité de Sebta et Melilia.

Le Parti du progrès et du socialisme (PPS) a fermement condamné la profanation du drapeau marocain par des militants de l’extrême droite espagnole, lors d’une récente manifestation à Madrid. S’exprimant samedi à Driouch, dans la province du même nom, le secrétaire général du PPS, Mohamed Nabil Benabdellah, a dénoncé un acte visant l’un des symboles de la souveraineté nationale. «Nous exprimons notre ferme indignation face aux comportements scandaleux de certains milieux chauvins et de l’extrême droite espagnole à l’encontre de notre drapeau national», a-t-il déclaré lors d’un meeting de son parti.

Le dirigeant du PPS faisait référence à la lacération, le 2 septembre devant le Congrès des députés à Madrid, d’un drapeau marocain par Pedro Chaparro et Gonzalo Martín, respectivement président et vice-président de Democracia Nacional, une formation espagnole d’extrême droite.

Pour Mohamed Nabil Benabdellah, s’en prendre au drapeau marocain constitue un acte de provocation susceptible d’attiser les tensions entre les deux pays. «Déchirer le drapeau marocain, symbole du pays, est un acte qui exprime la haine et cherche à créer la division, la tension et la colère entre les peuples espagnol et marocain», a-t-il affirmé.

Le secrétaire général du PPS a également profité de son intervention pour réaffirmer la position de son parti sur Sebta et Melilia. S’adressant aux mouvances nationalistes et d’extrême droite espagnoles, il a estimé que «la vérité et la réalité finiront par s’imposer», ajoutant qu’«il viendra un jour où personne ne pourra nier que Sebta et Melilla sont deux villes marocaines occupées».

Mohamed Nabil Benabdellah a néanmoins insisté sur l’attachement du Maroc aux relations de bon voisinage avec l’Espagne et à la préservation des liens entre les deux peuples. Selon lui, les mouvances à l’origine de ces provocations ont face à elles un Maroc qui «veut établir de bonnes relations avec l’Espagne et le peuple espagnol» et qui accorde une importance particulière au «bon voisinage».

Le dirigeant du PPS a toutefois estimé qu’une ligne rouge avait été franchie avec l’atteinte portée à un emblème national. «En arriver à profaner le drapeau national est inacceptable, car vous provoquez les sentiments du peuple marocain», a-t-il lancé à l’adresse de l’extrême droite espagnole.

Il a enfin appelé à ne pas répondre à la provocation par la provocation. Le Maroc, a-t-il souligné, ne tombera pas dans le piège consistant à «brûler le drapeau espagnol», tout en refusant que ses propres symboles nationaux soient pris pour cible.

La réaction du PPS s’ajoute à celles exprimées ces derniers jours au Maroc par plusieurs formations politiques et acteurs de la société civile, après la diffusion des images montrant le drapeau marocain déchiré devant le Parlement espagnol.

Par Mohamed Chakir Alaoui et Yassine Mannan
Le 06/09/2026 à 13h52