Fouzi Lekjaa a affiché depuis Dakhla l’ambition du Parti authenticité et modernité de «changer le cours de l’action gouvernementale actuelle». L’amélioration du pouvoir d’achat et la lutte contre les conflits d’intérêts figurent au premier rang des priorités défendues par le membre du bureau politique du PAM, avec pour objectif un développement qui profite à toutes les régions du Maroc.
Le ministre délégué chargé du Budget s’exprimait ce samedi 5 septembre lors d’un grand rassemblement organisé par le PAM à Dakhla auquel pas moins de 17.000 personnes ont répondu présent, nouvelle étape de la tournée du parti après Fès, Séfrou et Berkane. «La jeunesse doit être un moteur de valeur ajoutée», a-t-il insisté.
Fouzi Lekjaa à Dakhla.
Lors de son discours, Fouzi Lekjaa n’a pas manqué de tacler le Rassemblement national des indépendants (RNI) et sa proposition de porter le SMIG à 5.000 dirhams. «De Dakhla, nous disons que nous sommes d’accord», a-t-il lancé, avant de rappeler que le ministre du Travail est aujourd’hui issu du PAM et peut faire passer cette proposition dès jeudi. Une manière de mettre le parti de la Colombe au pied du mur, avant d’ajouter que «les Marocains savent désormais faire la différence entre les promesses sincères et les promesses électorales».
Fouzi Lekjaa a, par ailleurs, présenté Dakhla comme un axe de développement du Maroc émergent que le «Tracteur» veut bâtir. Sur le volet du financement, il a rappelé que le programme du parti mobilise 350 milliards de dirhams. L’orientation budgétaire du premier pacte représente à elle seule un investissement massif de 150 milliards de dirhams sur le quinquennat, ce qui en fait le chantier financier le plus lourd de la feuille de route.
L’objectif poursuivi est de stabiliser durablement le pouvoir d’achat en agissant simultanément sur la hausse des revenus et la maîtrise de la dépense courante des foyers. Pour Fouzi Lekjaa, le PAM veut bâtir le futur du Maroc tel que voulu par le Roi, celui d’un Maroc émergent par toutes ses composantes.
















