PAM: Fatima Ezzahra Mansouri dévoile les coulisses du recrutement de Fouzi Lekjaa

De gauche à droite: Fatima-Zahra Mansouri, Fouzi Lekjaa et Mehdi Bensaïd.

Revue de presseOn en sait désormais un peu plus sur les tractations qui ont conduit Fouzi Lekjaa à adhérer au Parti authenticité et modernité (PAM). Le ministre délégué au Budget aurait pris le temps de réfléchir à la proposition de rejoindre le PAM, proposition faite par Fatima Ezzahra Mansouri, coordinatrice de la direction collégiale du tracteur, qui reconnaît avoir été séduite par le profil de «haute compétence» de Lekjaa. Les détails dans cette revue de presse tirée du quotidien Al Akhbar.

Le 03/09/2026 à 20h15

La coordinatrice de la direction collégiale du PAM, Fatima Ezzahra Mansouri, a dévoilé certains à-côtés des tractations ayant abouti à l’entrée, très remarquée et très commentée, de Fouzi Lekjaa au sein du PAM. Le quotidien Al Akhbar du vendredi 4 septembre relate les coulisses des négociations PAM-Lekjaa, en rapportant des propos tenus par la dirigeante du tracteur, mercredi à Salé, alors qu’elle était l’invitée de la Fondation Lafqui Titouani.

Mansouri a tout d’abord tenu à démentir les rumeurs selon lesquelles le PAM aurait attiré le président de la Fédération royale marocaine de football en contrepartie d’un quelconque poste de responsabilité ou de leadership au sein du parti. «Il n’y a jamais eu de négociations sur cette base», a affirmé Mansouri, ajoutant que c’est la nouvelle orientation du parti, basée sur l’ouverture en direction des compétences et sur la circulation des élites, qui a permis un accord entre les deux parties.

Le PAM cherche en effet à intégrer dans ses rangs, toujours selon elle, des personnalités capables de contribuer au débat politique et à la prise d’initiatives. Elle en donne pour preuve que le bureau politique du PAM a attiré en son sein de hautes compétences et des personnalités politiques de poids. C’est sur ces bases, et rien d’autre, que le parti était entré en contact avec Lekjaa. D’ailleurs, Mansouri affirme qu’à l’instar du grand public, elle ne connaissait de Lekjaa que son rôle à la tête de la FRMF et son poste de ministre délégué au Budget. Mais, par le biais de leur présence au sein d’une même équipe gouvernementale, la coordinatrice du PAM dit avoir reconnu en Lekjaa un haut responsable compétent, surtout qu’il avait en charge un département complexe, celui du Budget, qui a des ramifications dans tous les secteurs vitaux et les départements chargés des politiques publiques du pays. C’est le savoir-faire et la gestion par Lekjaa de ce département stratégique qui ont séduit le PAM, qui a trouvé en lui une personnalité connue du grand public, doublée d’une compétence reconnue en matière financière et budgétaire.

À cela s’ajoute la fibre politique, toute en franchise, adoptée par Lekjaa lors de ses interventions devant les parlementaires, sans parler de sa «fibre sociale», conforme à celle du PAM, selon Mansouri. Cette dernière a également dévoilé que c’est elle qui a pris langue avec Lekjaa pour l’inviter à rejoindre le PAM. Lekjaa aurait demandé un temps de réflexion avant de prendre une décision d’une «telle envergure», selon elle. Une réflexion mûrie qui lui a permis finalement de donner son accord d’adhésion et de rejoindre automatiquement le bureau politique du PAM, au vu de son rang de ministre.

« Lekjaa n’est pas venu au PAM pour prendre la place de qui que ce soit », a tenu à préciser Mansouri, en guise de réponse à ceux qui ont lié l’arrivée de Lekjaa au PAM à sa volonté d’en être le futur secrétaire général. «Cette question ne se pose pas pour le moment, car l’élection du SG est encadrée par les procédures de l’organisation interne du parti», a-t-elle encore ajouté.

Et quid d’un congrès extraordinaire que certains prévoient en vue de l’élection de Lekjaa au secrétariat général du PAM? «Un tel congrès n’est pas à l’ordre du jour, alors que le congrès ordinaire du PAM doit se dérouler dans deux ans», a répondu Mansouri, qui a précisé que la question de son remplaçant à la tête du PAM n’est pas à l’ordre du jour non plus. Elle a cependant reconnu que Lekjaa a largement contribué à la révision et à la confection de l’actuel programme électoral du parti, l’enrichissant avec sa touche de spécialiste en questions financières et budgétaires.

Mansouri a conclu en estimant que le PAM fait l’objet d’une critique pour le moins pleine de contradictions, car il est souvent reproché aux partis de ne pas faire appel aux compétences et, quand le PAM fait de l’appui sur les compétences son credo, on le prend sévèrement à partie.

Par La Rédaction
Le 03/09/2026 à 20h15