En déplacement à Fès dans le cadre des rencontres de communication organisées par le PAM dans plusieurs provinces, Fouzi Lekjaa, membre du bureau politique et de la direction du parti, a exposé les grandes lignes de la vision du PAM pour répondre à certaines difficultés auxquelles sont confrontés les Marocains.
«Le pouvoir d’achat vient en tête» des problématiques auxquelles le parti souhaite apporter des réponses, a souligné Lekjaa, tout en précisant que le PAM ne prétend pas détenir «la vérité absolue». Le parti entend plutôt s’appuyer sur l’expérience de ses cadres et de ses membres ainsi que sur leur travail sur différents dossiers pour établir un diagnostic et formuler des propositions.
Pour Lekjaa, la responsabilité politique doit avant tout se traduire par la capacité à «servir le citoyen» et à lui garantir des conditions de vie dignes.
Le responsable du PAM a particulièrement insisté sur la situation des retraités percevant de faibles pensions. Il a estimé qu’il n’était plus tenable qu’un retraité continue de vivre avec une pension de 1.200, 1.300, 1.400 ou même 2.000 dirhams, alors que le coût de la vie augmente.
Le parti propose ainsi une revalorisation progressive des pensions de retraite, selon un mécanisme qui devra, d’après Lekjaa, être accompagné de dispositifs de financement. Les modalités précises de cette proposition, notamment les ressources qui permettraient de la financer, seront présentées ultérieurement, a-t-il indiqué.
L’enjeu est de permettre aux retraités disposant des revenus les plus modestes de faire face à l’augmentation des dépenses courantes, dans le cadre d’une politique plus globale en faveur du pouvoir d’achat.
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Autre proposition avancée par le dirigeant du PAM: revoir les règles applicables à la pension versée à la veuve après le décès de son époux.
Fouzi Lekjaa s’est interrogé sur la pertinence de réduire de moitié la pension lorsque le mari décède, alors que les charges supportées par le ménage ne diminuent pas nécessairement. Les dépenses liées aux enfants, à leur scolarité, au loyer ou encore au remboursement des crédits continuent, en effet, de peser sur le budget familial.
Le responsable du PAM défend ainsi le principe selon lequel la veuve devrait pouvoir bénéficier de la même pension que celle à laquelle son époux aurait eu droit, estimant que la situation sociale de la famille ne change pas mécaniquement avec la disparition du principal soutien économique.
À propos des caisses de retraite, Lekjaa a reconnu que leur situation actuelle impose une réforme. Mais celle-ci ne doit pas être réalisée au détriment de la classe moyenne, insiste-t-il.
Le PAM affirme disposer d’une réflexion prenant en compte la situation spécifique de chaque caisse de retraite, ainsi que des mécanismes de calcul et des ressources permettant d’assurer le financement des propositions avancées.
L’objectif affiché est donc de parvenir à une réforme structurelle des régimes de retraite tout en limitant son impact sur les catégories déjà soumises à une forte pression sur leur pouvoir d’achat.
Revoir les tranches de l’impôt sur le revenu
Fouzi Lekjaa a également abordé la question de l’impôt sur le revenu (IR), plaidant pour une révision du système actuel de tranches.
Selon lui, le principe consiste à éviter que les contribuables disposant de revenus élevés puissent bénéficier des mêmes mécanismes d’allègement ou d’exonération que ceux dont les revenus sont limités.
Le PAM propose ainsi une révision progressive des tranches de l’impôt sur le revenu, avec un taux de prélèvement qui évoluerait en fonction du niveau de revenu. Une telle approche viserait, selon Lekjaa, à renforcer l’équité fiscale et à mieux répartir l’effort contributif entre les différentes catégories de revenus.
Ces propositions s’inscrivent, selon le dirigeant du PAM, dans une vision plus large visant à améliorer le pouvoir d’achat et les conditions de vie des Marocains. Le parti entend présenter progressivement les mécanismes de financement et les modalités techniques devant accompagner ces mesures.



