Législatives: Baraka appelle ses alliés à sortir de la logique des affrontements

Nizar Baraka, secrétaire général du parti de l'Istiqlal.

Revue de presseSortant d’un silence mesuré, Nizar Baraka, secrétaire général de l’Istiqlal, a brisé la glace politique à la veille des élections législatives du 23 septembre. Devant les siens, il n’a pas livré de simple programme électoral, mais une mise en garde solennelle aux partis politiques: refuser les logiques de confrontation, en appeler à une introspection collective et poser les jalons d’un gouvernement fort, cohérent et indépendant. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Assabah.

Le 03/09/2026 à 20h03

À l’occasion de la présentation du programme électoral de son parti, Nizar Baraka, secrétaire général de l’Istiqlal, est sorti de son mutisme pour tracer une voie différente. Avant même que les urnes ne livrent leur verdict le 23 septembre, il a plaidé pour la constitution d’un gouvernement robuste, affranchi des tutelles, solidaire dans ses rangs et résolu à concrétiser les grands projets nationaux.

S’écartant des discours convenus qui animent la scène partisane, il a prodigué à ses alliés des conseils empreints de lucidité: «éviter toute parole susceptible d’éloigner les citoyens des bureaux de vote, renoncer aux échanges d’accusations stériles et rompre avec la culture du conflit». Son message fut sans équivoque «l’Istiqlal ne se laissera point entraîner dans l’engrenage des polémiques, car les affrontements politiques, a-t-il martelé, ne servent ni le citoyen ni l’intérêt supérieur du pays», relaie Assabah de ce vendredi 4 septembre.

Pour Baraka, l’heure commande une vision claire et une action résolument commune, afin de consolider un front interne solide et de reconquérir la confiance populaire. Il a invité l’ensemble des formations politiques et des forces vives de la nation à un exercice salutaire d’auto-examen, estimant que l’ampleur des défis impose de se hisser à la hauteur des aspirations royales et de mener à bien les réformes engagées.

Selon lui, cette échéance électorale revêt un caractère exceptionnel à tous égards, eu égard au contexte national et international troublé qui l’entoure, mais aussi en raison du poids décisif des cinq années à venir dans l’orientation du destin du Maroc. L’étape prochaine, a-t-il insisté, requiert un gouvernement crédible, porteur d’une légitimité historique, harmonieux dans ses vues et ses positions, afin de redresser la situation du pays et de ses habitants.

Le leader istiqlalien a en outre souligné que la restauration de la confiance dans les institutions, dans l’action syndicale, militante et politique constitue l’un des plus ardus défis à relever. Il a préconisé de «dépasser les logiques de coercition et d’exploitation des crises, de cultiver la citoyenneté et le patriotisme, de renforcer le sentiment d’appartenance et de s’affranchir résolument du favoritisme, des passe-droits et de la rente», note Assabah.

Il a rappelé avec force que «le Maroc ne se réduit pas à des frontières tracées sur une carte: il est une identité, une mémoire, une unité nationale et territoriale, une monarchie constitutionnelle, une conscience partagée et un système de valeurs». Enfin, Baraka a conclu son propos sur une note essentielle: l’enjeu suprême est que chaque Marocain puisse bâtir son avenir au sein de sa patrie, en puisant dans un attachement profond au pays et une foi renouvelée en ses propres potentialités.

Par La Rédaction
Le 03/09/2026 à 20h03