Fatima Ezzahra El Mansouri, coordinatrice nationale de la direction collégiale du Parti authenticité et modernité (PAM), rejette catégoriquement l’idée selon laquelle sa formation politique agirait «sous les ordres» d’une quelconque partie.
«Le PAM n’est pas un parti télécommandé», a-t-elle martelé lors d’une rencontre organisée par la Fondation Fqih Tetouani à Salé, récusant catégoriquement l’idée selon laquelle le parti recevrait des ordres. «Montrez-moi et donnez-moi la preuve de cette télécommande. Le parti agit en toute indépendance», a affirmé la dirigeante.
Fatima Ezzahra El Mansouri est également revenue sur l’adhésion au PAM de Fouzi Lekjaa, ministre délégué chargé du Budget, qui a intégré le Bureau politique du parti. Une adhésion officialisée le 25 juillet dernier lors d’une session du Conseil national du PAM à Salé.
«L’adhésion de M. Lekjaa s’est faite dans le cadre des orientations du parti visant à intégrer les compétences. C’est tout», a-t-elle expliqué. Et de poursuivre: «On peut parler de transhumance électorale lorsque celle-ci a lieu au milieu d’un mandat.»
L’une des trois membres de la direction collégiale du PAM a, en outre, assuré que Fouzi Lekjaa n’était pas venu «pour prendre la place de quiconque». Elle a ajouté n’avoir reçu, jusqu’ici, aucune demande de convocation du Conseil national du parti, instance appelée à se prononcer sur un éventuel changement à la tête de la formation.
Interrogée enfin sur les alliances qui pourraient se dessiner à l’issue des élections législatives du 23 septembre, Fatima Ezzahra El Mansouri a clairement exprimé sa position personnelle concernant le Rassemblement national des indépendants (RNI): «Personnellement, je refuserai de participer à un gouvernement dirigé par le Rassemblement national des indépendants» en cas de victoire électorale de celui-ci.



