La police judiciaire de Tanger a interpellé, mercredi dernier, trois personnes, dont deux femmes et le directeur d’un établissement scolaire, pour leur implication dans des affaires d’immigration clandestine vers l’autre rive.
Selon l’édition du week-end des 5 et 6 septembre d’Al Akhbar, les trois mis en cause promettaient à des candidats à l’émigration l’obtention de contrats de travail en Europe. Les premiers éléments de l’enquête ont toutefois confirmé qu’il s’agissait d’une escroquerie basée sur des documents totalement falsifiés.
Chaque contrat fictif était conclu en contrepartie d’une somme d’argent allant de 50.000 à 220.000 dirhams, indiquent les mêmes sources.
Dans le cadre de la même enquête, poursuit Al Akhbar, un appareil électronique a été saisi. Il pourrait contenir des données relatives aux opérations effectuées par les trois mis en cause, notamment les transferts de fonds et l’identification des candidats manipulés dans cette affaire.
Les trois personnes ont été placées en garde à vue à la disposition de l’enquête ouverte sous la supervision du parquet compétent à Tanger. Cette enquête déterminera la nature des contrats, leur origine, les montants d’argent versés en contrepartie de ces documents ainsi que les éventuelles ramifications de ce réseau.
Cette affaire intervient à un moment où se multiplient les escroqueries visant à tromper les candidats à l’immigration clandestine.




