Immigration illégale: un cordon sécuritaire autour de Sebta

À l’approche du 15 août, date ciblée par des appels viraux à des franchissements collectifs clandestins du préside occupé de Sebta, les autorités ont déclenché un plan sécuritaire d’une ampleur exceptionnelle. (S.Kadry/Le360)

Revue de presseFace aux incitations au passage en force prévues pour le 15 août, les autorités ont déployé un impressionnant dispositif préventif autour de Sebta. Entre renforcement des barrières côtières, barrages routiers et ratissages forestiers, les forces de l’ordre intensifient la pression pour neutraliser toute tentative d’immigration clandestine. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Al Ahdath Al Maghribia.

Le 13/08/2026 à 18h20

Les avertissements lancés par le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Rachid El Khalfi, se sont rapidement traduits par des mesures de terrain particulièrement rigoureuses aux abords de la ville de Sebta. Après avoir confirmé que les autorités avaient mobilisé tous les moyens nécessaires pour faire face aux appels incitant à un franchissement collectif massif prévu pour le 15 août, l’état d’alerte a été porté à son niveau maximal., relate le quotidien Al Ahdath Al Maghribia de ce vendredi 14 août. Un vaste cordon de sécurité a ainsi été déployé, s’étendant des axes routiers et massifs forestiers jusqu’à la bande littorale. Ces fortifications, contrôles et interpellations concrétisent sur le terrain la position du ministère de l’Intérieur, qui rappelle que la préparation des forces de l’ordre ne dépend pas d’une date précise, mais s’inscrit dans un système de vigilance permanente visant à lutter contre l’immigration clandestine et à garantir la sécurité de tous.

Les zones entourant la ville occupée de Sebta connaissent actuellement une mobilisation sécuritaire de grande ampleur, marquée par l’extension des mesures préventives à la fois sur terre et en mer afin de déjouer toute tentative de passage en groupe. Ce dispositif global repose sur le renforcement du littoral, l’intensification des contrôles sur les routes menant à la région et le ratissage minutieux des forêts environnantes, le tout soutenu par une coordination accrue entre les différents services de sécurité et les forces publiques, lit-on dans Al Ahdath Al Maghribia.

La bande côtière de la ville de Fnideq est devenue l’un des points névralgiques de ces nouvelles dispositions. Les autorités locales y accélèrent des travaux techniques destinés à consolider les barrières existantes le long de la plage. Ces aménagements comprennent l’entretien et la fixation de la clôture métallique de séparation, ainsi que l’installation de nouveaux équipements empêchant l’utilisation de la voie maritime pour atteindre Sebta.

Sur le plan technique, ces interventions prévoient l’installation de poteaux solides plantés directement dans les eaux de la Méditerranée, à une distance variant entre cinq et dix mètres du rivage. Ces structures sont destinées à être reliées par du fil de fer barbelé afin d’entraver les tentatives d’infiltration à la nage. Parallèlement, des dizaines de mètres de nouveaux grillages métalliques sont posés à l’entrée du point de passage de Sebta côté mer ainsi que sur ses flancs adjacents.

Cependant, la stratégie sécuritaire dépasse le cadre strict de la côte pour englober l’ensemble des axes routiers et des zones boisées entourant la ville. Les éléments de la Sûreté nationale et de la Gendarmerie royale ont renforcé leur présence aux barrages de contrôle judiciaire installés aux carrefours stratégiques de Belyounech, dans la province de Fahs-Anjra, ainsi qu’aux accès de M’diq, Tétouan et leurs environs.

Les autocars et les grands taxis en provenance de diverses villes font l’objet d’inspections et de fouilles rigoureuses. L’objectif est de repérer tout mouvement suspect lié à des tentatives d’acheminement vers les zones proches de la clôture ou de la côte, et d’interrompre ces opérations avant même que les candidats au départ ne parviennent aux points de contact. La route nationale reliant Ksar El Sghir, Belyounech et Fnideq fait également l’objet d’une surveillance renforcée sur le terrain, où les gendarmes procèdent à l’interpellation de toute personne suspectée de se diriger vers le littoral, qu’il s’agisse de citoyens marocains ou d’étrangers, lit-on encore dans Al Ahdath Al Maghribia.

En parallèle à ces barrages routiers, des patrouilles conjointes associant la Gendarmerie royale et les Forces auxiliaires mènent des opérations de ratissage au cœur des forêts proches de la frontière. Il s’agit d’empêcher que ces zones boisées ne servent de lieux de rassemblement ou de cachettes avant toute approche de la ligne frontalière. Ces interventions anticipatives ont déjà permis de stopper un groupe de migrants originaires d’Afrique subsaharienne, avant leur réacheminement vers des villes du sud du Maroc dans le cadre des mesures visant à prévenir tout attroupement à proximité du passage entre les deux villes.

Par ailleurs, dans la ville de Tétouan, les services de sécurité ont intercepté, le mardi 11 août 2026, deux véhicules au niveau des barrages judiciaires établis à l’entrée de la ville. Plusieurs candidats à l’émigration irrégulière se trouvaient à leur bord. Les autorités compétentes ont aussitôt engagé les procédures légales requises sous la supervision du parquet compétent, afin de faire toute la lumière sur les circonstances de cette affaire et de déterminer l’ensemble des responsabilités engagées.Se

Par La Rédaction
Le 13/08/2026 à 18h20