La police judiciaire de Rabat a déféré, ce jeudi 13 août, devant le procureur général du Roi près le palais de justice du quartier Riad, un cambrioleur professionnel dont les méfaits, commis en complicité avec un comparse toujours en fuite, ont ciblé plusieurs résidences aristocratiques de Rabat, Témara et El Jadida. Parmi les victimes figurent un ancien colonel-major, la progéniture d’un ambassadeur d’un pays africain, ainsi qu’un traiteur jouissant d’une solide réputation à l’échelle nationale. «Le préjudice total, alliant orfèvrerie et espèces sonnantes et trébuchantes, a été évalué à hauteur de cinq millions de dirhams», rapporte Assabah de ce vendredi 14 août.
L’instruction a révélé que le prévenu avait, dans un premier temps, ligoté une employée de maison au sein d’une villa du quartier Al Menzah, avant de s’emparer, chez l’officier supérieur, d’un important lot de bijoux. Il a également dépossédé le célèbre traiteur de 500 000 dirhams en numéraire et de joyaux d’une valeur équivalente. Une propriétaire, surprise en son domicile, s’est vue dérober pour 120 000 dirhams de parures ; menacée par une arme blanche, elle a néanmoins eu le sang-froid de relever la marque et la couleur du véhicule utilisé par le fuyard, indice précieux pour les enquêteurs.
Le bilan s’alourdit : cinq victimes recensées dans le quartier Riad, une dans la zone de sûreté Al Mansour, et d’autres encore à Agdal, Hassan, ainsi que dans le quartier Wifaq à Témara, sur la route côtière de Harhoura et dans une enclave résidentielle d’El Jadida.
«Les limiers du service judiciaire de Hay Riad sont parvenus à identifier le suspect en remontant la trace du véhicule impliqué, immatriculé à Tifelt», écrit Assabah. Un déplacement sur place leur a permis d’interroger le propriétaire d’origine, lequel leur a livré le nom de l’acquéreur à qui il avait cédé la voiture. Le mis en cause a été interpellé la semaine dernière dans un quartier populaire de Témara, puis placé en garde à vue.
Mercredi, le parquet a ordonné la prolongation de cette mesure pour une durée de trois jours supplémentaires, afin d’approfondir les investigations sur les ramifications de ce réseau criminel, les tenants et aboutissants de ses forfaits, ainsi que l’éventuelle existence d’autres complices, au-delà de celui qui demeure introuvable.




