Bidonvilles: plus de 18.000 dossiers traités par an pour reloger 120.000 familles d’ici 2028

Adib Benbrahim, secrétaire d’Etat chargé de l’Habitat, lors de son intervention à la Chambre des Conseillers sur la stratégie nationale de lutte contre les bidonvilles, à Rabat le 2 juin 2026. (Y.Mannan/Le360)

Le 02/06/2026 à 18h57

VidéoLe secrétaire d’État chargé de l’Habitat, Adib Benbrahim, a affirmé, mardi à la Chambre des conseillers, que son département traite désormais près de 18.000 dossiers par an dans le cadre de la stratégie nationale de lutte contre les bidonvilles. L’objectif est de reloger 120.000 familles et d’éradiquer totalement ce type d’habitat à l’horizon 2028.

En vue de l’éradication totale des bidonvilles au Maroc, près de 18.000 dossiers sont traités en moyenne chaque année, contre 6.200 auparavant, afin de reloger 120.000 familles à l’horizon 2028.

Cette stratégie nationale quinquennale de lutte contre les bidonvilles, couvrant la période 2024-2028, cible quelque 85 villes, notamment dans le Grand Casablanca, à Témara et à Rabat, a déclaré, ce mardi, le secrétaire d’État chargé de l’Habitat, Adib Benbrahim.

Intervenant lors de la séance des questions orales à la Chambre des conseillers, le responsable gouvernemental a précisé que, dans le cadre de cette stratégie, son département est parvenu à traiter près de 18.000 dossiers par an, ce qui a permis de déclarer «sans bidonvilles» 62 villes marocaines.

«Notre méthode de lutte repose désormais sur la contribution du secteur privé, qui participe au relogement des bidonvillois, avec l’objectif d’éradiquer totalement, en 2028, l’ensemble des bidonvilles», a affirmé Adib Benbrahim.

Donnant l’exemple de la grande wilaya de Rabat, le secrétaire d’État s’est félicité que 23.450 familles aient pu être relogées au niveau de la préfecture de Skhirat-Témara, sur un total de 33.300 familles concernées.

«C’est précisément avec cette cadence que nous progressons dans notre lutte», a martelé Adib Benbrahim devant les conseillers parlementaires. Il a assuré que son département œuvre «pour maintenir cette cadence élevée et assurer un contrôle rigoureux afin de stopper définitivement la prolifération de ces bidonvilles» au Maroc.

Avec cette cadence annuelle de traitement des dossiers et l’implication accrue du secteur privé, le gouvernement entend accélérer la résorption des bidonvilles dans les principales zones concernées. L’enjeu est désormais de maintenir ce rythme jusqu’en 2028, tout en empêchant la reconstitution de nouveaux foyers d’habitat insalubre.

Par Mohamed Chakir Alaoui et Yassine Mannan
Le 02/06/2026 à 18h57