Le modèle des Écoles pionnières, présenté et lancé par le ministère de tutelle comme une réforme éducative majeure, serait remis en cause par des enseignants, des directeurs et des cadres du département de l’Éducation nationale, du Préscolaire et des Sports.
Cette remise en cause se serait manifestée par la décision de ces responsables, en leur qualité de parents, de retirer leurs enfants des écoles pionnières afin de leur permettre de poursuivre leur scolarité dans l’enseignement public classique.
D’après le quotidien Assabah, qui se penche sur ce sujet dans son édition du week-end des 18 et 19 juillet, «ces écoles pionnières seraient critiquées pour leur approche éducative fondée sur des procédures standardisées». Les critiques portent également sur «le sacrifice des élèves brillants au profit des élèves en difficulté ou de niveau moyen au sein de ces écoles».
Cette situation ralentirait le rythme de progression pédagogique de la classe et se répercuterait négativement sur le parcours des élèves les plus brillants, qui s’ennuieraient en raison du retard des autres, expliquent les mêmes sources. De même, les évaluations numériques seraient également remises en cause par ces mêmes voix.
Ces critiques, poursuit le quotidien, interviennent à un moment où le ministère de tutelle a fait de ce modèle un pilier de sa feuille de route éducative, en passant d’une phase pilote, limitée à plusieurs centaines d’établissements, à une généralisation progressive sur l’ensemble du territoire avec le lancement des collèges pionniers.
Du côté du ministère de l’Éducation nationale, du Préscolaire et des Sports, indiquent les mêmes sources, l’initiative des écoles pionnières, complétée par les collèges pionniers, constitue un modèle pédagogique novateur visant à améliorer les apprentissages de base tout en luttant activement contre le décrochage scolaire. Les résultats, ajoutent les mêmes sources, seraient encourageants, avec des progrès significatifs et une baisse du taux de déperdition scolaire.




