Cinq membres d’une même famille ont péri lorsqu’un appartement a été frappé dans le quartier d’Al-Nasr, au nord-ouest de la ville de Gaza. Selon la Défense civile, les victimes sont les deux parents et trois de leurs enfants. L’hôpital Al-Chifa a confirmé avoir reçu leurs corps. Six autres personnes, parmi lesquelles plusieurs enfants, ont également été blessées, selon des responsables hospitaliers.
«Le seul survivant de la famille est un enfant, qui n’était pas dans le logement au moment de la frappe», a déclaré à l’AFP Mahmoud Bassal, porte-parole de la Défense civile, un service de secours opérant sous l’autorité du mouvement islamiste Hamas.
L’enfant a échappé à la frappe parce qu’il se trouvait hors de l’appartement au moment de l’attaque, mais il a perdu ses parents ainsi que trois de ses frères et soeurs.
Une porte-parole de l’armée israélienne a confirmé qu’une frappe avait été menée dans la ville de Gaza afin de «viser un terroriste du Hamas». Elle a ajouté que l’armée évaluait encore les résultats de l’opération. Israël affirme régulièrement que ses interventions dans l’enclave visent des membres du Hamas ou d’autres groupes armés représentant une menace pour ses soldats.
Moussa Al-Aimawi, un habitant de Gaza, a affirmé que la frappe avait été menée sans avertissement préalable.
«Tout d’un coup, un missile a frappé le bâtiment. Personne ne s’y attendait», a-t-il raconté à l’AFP.
«Il y avait des corps étendus partout, des femmes et des enfants tués, et des personnes âgées aussi», a-t-il ajouté.
Des images tournées par l’AFP montrent une large partie de la façade de l’immeuble arrachée. Les secouristes y apparaissent au milieu des gravats, tandis que des habitants fouillent des amas de béton et de métal tordu à la recherche de victimes ou d’effets personnels.
La destruction du logement illustre la vulnérabilité persistante des civils dans les quartiers densément peuplés de Gaza, y compris depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu.
D’autres victimes à Zeitoun
Trois autres personnes ont été tuées lors d’une frappe israélienne contre un groupe de civils dans le quartier de Zeitoun, dans le sud-est de la ville de Gaza, selon la Défense civile. Ce bilan a également été confirmé par l’hôpital Al-Chifa.
L’armée israélienne a déclaré avoir visé un membre du Hamas et examiner les conséquences de cette seconde frappe.
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Quelques heures plus tard, Mahmoud Bassal a annoncé la mort d’une femme après des «tirs d’artillerie israéliens» contre «une tente abritant des personnes déplacées» dans le même quartier.
Plusieurs personnes ont été blessées et trois autres étaient portées disparues. La tente visée hébergeait des Palestiniens ayant déjà été contraints d’abandonner leur logement, dans un territoire où une grande partie de la population vit toujours dans des abris précaires.
Des responsables des services de santé ont fait état de deux autres personnes tuées au cours de la journée dans des attaques distinctes. L’armée israélienne n’a pas répondu dans l’immédiat à une demande de commentaire portant sur ces deux derniers incidents.
Plus de 1.100 morts depuis la trêve
Israël et le Hamas s’accusent presque quotidiennement de violer la trêve conclue en octobre 2025. Les frappes, les tirs d’artillerie et les incidents le long des zones contrôlées par l’armée israélienne se poursuivent, malgré la diminution de l’intensité générale des combats par rapport aux phases précédentes de la guerre.
Avant l’annonce du dernier bilan, le ministère de la Santé de Gaza faisait état de 1.144 Palestiniens tués et de 3.703 blessés dans des attaques israéliennes depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu. Les Nations unies utilisent régulièrement les données de ce ministère dans leurs rapports, tout en les présentant comme des bilans attribués aux autorités sanitaires du territoire.
Israël a, de son côté, recensé cinq soldats et un contractuel travaillant pour son ministère de la Défense tués dans le territoire palestinien depuis le début de la trêve.
Les restrictions imposées aux médias internationaux et l’accès extrêmement limité à Gaza empêchent toutefois l’AFP et la plupart des rédactions étrangères de vérifier indépendamment les bilans, d’identifier toutes les victimes ou de couvrir librement les opérations militaires sur place.




