Le Conseil de la région Rabat-Salé-Kénitra a mobilisé, au cours du mandat en cours, une enveloppe globale de 1,3 milliard de dirhams dédiée au développement des infrastructures, au bénéfice de 63 des 90 communes du territoire. Cette dynamique d’investissement territorial a été détaillée par Rachid El Abdi, président de la région, lors d’une table ronde organisée en marge du Salon international de l’édition et du livre (SIEL).
Devant un public nombreux, le président de la région a souligné que ces programmes ont ciblé en priorité la jeunesse, notamment à travers la réalisation de terrains de proximité, dont le taux d’avancement atteint actuellement 43% des objectifs fixés. Il a également mis en avant les efforts déployés en faveur des centres ruraux, qui connaissent, selon lui, une dynamique de requalification territoriale. «Nous avons réussi à revaloriser ces centres ruraux, en réduisant les disparités de développement avec les autres zones», a-t-il affirmé, évoquant une action coordonnée avec les départements ministériels concernés.
Sur le plan économique, la région a engagé des projets structurants dans les zones d’activités industrielles, avec l’aménagement de 200 hectares à Aïn Johra et 30 hectares à Bouknadel, générant près de 7.000 emplois. Rachid El Abdi a rappelé que la région Rabat-Salé-Kénitra constitue la deuxième puissance économique du Royaume, représentant environ 16% du produit intérieur brut (PIB) et contribuant à hauteur de 12% à la balance commerciale nationale. «Notre région s’est affirmée comme un pôle attractif, à la fois touristique et productif, notamment dans les secteurs des services et de l’agriculture», a-t-il déclaré à notre média.
Sur le plan politique, le responsable, également membre du bureau politique du Parti Authenticité et Modernité (PAM), a estimé que sa formation connaît une dynamique de renouvellement continu. «C’est un parti qui produit du capital humain et une matière politique de qualité», a-t-il soutenu, évoquant une ambition assumée d’accéder à la primature dans le cadre de l’alternance démocratique.
Tout en reconnaissant l’existence de certaines insuffisances, «comme dans toute expérience gouvernementale», Rachid El Abdi a salué les acquis réalisés et la mobilisation des cadres du parti. Il a enfin exprimé le souhait de voir une femme accéder à la tête du gouvernement, y voyant «une avancée qualitative» dans le processus de modernisation politique du pays.




