Le marché issu de l’appel d’offres lancé par l’Agence du bassin hydraulique de Sebou porte sur une étude d’opportunité de l’utilisation du solaire flottant au droit des 12 grands barrages du bassin versant du Sebou.
Selon le cahier des prescriptions spéciales (CPS), les barrages concernés se répartissent entre sept provinces. Taounate en compte quatre, à savoir Idriss 1er, Bouhouda, Sahla et Asfalou. Khémisset en compte deux, El Kansera et Ouljet Essoltane. Sefrou en compte également deux, le complexe Allal Fassi et M’daz. Les autres ouvrages sont Garde de Sebou à Kénitra, Al Wahda à Ouazzane, Sidi Chahed à Moulay Yaacoub et Bab Louta à Taza.
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L’étude doit apprécier l’opportunité et la faisabilité de centrales solaires photovoltaïques flottantes sur ces retenues. Elle doit aussi identifier les sites prioritaires et définir une feuille de route d’investissement. L’l’Agence du bassin hydraulique de Sebou veut disposer d’une vision claire du potentiel mobilisable, des contraintes techniques et environnementales, des modèles de réalisation envisageables et des conditions de viabilité économique.
L’étude s’intéresse aux plans d’eau, aux emprises et installations connexes, aux conditions d’exploitation des barrages et aux possibilités de raccordement électrique. Elle y associe les contraintes environnementales, réglementaires, foncières et institutionnelles.
Le prestataire devra ainsi mobiliser une équipe pluridisciplinaire. Elle comprendra un chef de projet, un expert en énergie solaire photovoltaïque et un ingénieur électrotechnique chargé du raccordement. Elle inclura également un hydraulicien ou spécialiste des barrages, un expert environnemental et social, un expert financier et un juriste ou expert institutionnel.
Des profils pour les études topographiques et cartographiques, ainsi que pour l’élaboration des avant-projets détaillés (APD) et des dossiers de consultation des entreprises (DCE), complètent le dispositif. La composition de l’équipe proposée dans l’offre technique devra être respectée pendant toute la durée de l’étude.
Huit missions, du diagnostic aux dossiers d’appel d’offres
La première mission consiste à collecter les données et à établir un diagnostic initial des douze barrages. Le prestataire effectuera des visites de reconnaissance. Il produira une fiche par ouvrage présentant le potentiel initial, les contraintes majeures et les données manquantes. Une analyse multicritère donnera un premier classement des sites.
La deuxième mission porte sur les études de faisabilité technico-économiques, environnementales et énergétiques. Le prestataire estimera les surfaces mobilisables, les puissances installables et la production prévisionnelle. Il chiffrera les coûts indicatifs d’investissement et d’exploitation. Il élaborera plusieurs scénarios, des projets pilotes jusqu’à un déploiement à plus grande échelle et recommandera un scénario préférentiel par site.
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La troisième mission examine la compatibilité des installations flottantes avec le fonctionnement et la sécurité des barrages. Elle traite des variations du plan d’eau, des courants, du vent et de la houle. Elle couvre aussi les zones de sécurité, les prises d’eau, les évacuateurs de crues, la navigation éventuelle et la maintenance. Le raccordement aux réseaux, les postes disponibles, les distances et les renforcements nécessaires y sont également analysés.
La quatrième mission est consacrée au cadre réglementaire, foncier et institutionnel. Le prestataire précisera les autorisations, conventions et droits d’occupation requis. Il comparera la maîtrise d’ouvrage directe, la concession, le partenariat public-privé et le modèle de producteur indépendant d’électricité (IPP). Il recommandera le montage institutionnel et contractuel le plus adapté.
La cinquième mission sélectionne les barrages prioritaires, soumis à l’approbation du maître d’ouvrage. Pour ces sites, le prestataire élaborera les APD. Ils comprendront l’implantation, le dimensionnement des flotteurs, des modules, des ancrages, des câbles et des postes, ainsi que les plans, notes de calcul, quantitatifs et estimations.
La sixième mission évalue la viabilité financière. Le prestataire bâtira un modèle financier et un business plan. Il calculera les indicateurs de rentabilité et le coût actualisé de l’électricité. Il analysera la sensibilité du projet aux variables essentielles et proposera un schéma de financement.
La septième mission traduit ces résultats en un programme de déploiement à court, moyen et long terme. La feuille de route précisera les projets pilotes, les études complémentaires, les démarches administratives, les besoins de financement et les responsabilités. Elle fixera un calendrier physique et financier et des indicateurs de suivi.
La huitième mission porte sur les DCE des projets prioritaires arrêtés par le maître d’ouvrage. Ces dossiers comprendront les cahiers des prescriptions techniques, les plans, les bordereaux des prix et les détails estimatifs. Ils définiront les exigences de qualification, les essais, les garanties et les performances. Le prestataire établira aussi l’estimation confidentielle et ajustera les dossiers après les observations du maître d’ouvrage.
Le CPS fixe sept résultats globaux. Il s’agit d’un diagnostic comparatif du potentiel des douze barrages et d’une sélection justifiée des sites prioritaires. Viennent ensuite des scénarios techniques, énergétiques, environnementaux et institutionnels, puis des APD pour les projets les plus pertinents. L’étude doit aussi livrer un modèle économique, un business plan et un schéma de financement. Elle doit enfin déboucher sur une feuille de route d’investissement à court, moyen et long terme et sur des DCE prêts à être lancés.




