«Autoroute de l’eau»: le barrage Sidi Mohamed Ben Abdellah bénéficie pleinement des transferts du Sebou

Vue du barrage Sidi Mohamed Ben Abdellah, dont les réserves sont consolidées par l'interconnexion hydraulique avec l'oued Sebou. (Y.Mannan/Le360)

Le 10/08/2026 à 18h35

VidéoGrâce à l’interconnexion hydraulique avec l’oued Sebou, le barrage Sidi Mohamed Ben Abdellah continue de renforcer ses réserves. Alors que 800.000 m³ d’eau sont transférés chaque jour vers Rabat et Casablanca, les études du futur raccordement au barrage Al Massira entrent dans leur dernière phase.

Le plan d’eau du barrage Sidi Mohamed Ben Abdellah s’est considérablement étendu ces derniers mois, témoignant de l’apport de l’interconnexion hydraulique avec le bassin du Sebou. Cet ouvrage, communément appelé «autoroute de l’eau», assure actuellement un transfert pouvant atteindre 1,2 million de mètres cubes par jour, grâce à un débit de 15 m³ par seconde.

Sur ce volume, 800.000 m³ sont mobilisés chaque jour pour sécuriser l’alimentation en eau potable des agglomérations de Rabat et de Casablanca. Les 400.000 m³ restants viennent renforcer les réserves du barrage, contribuant à l’extension de sa retenue.

Depuis les abondantes précipitations enregistrées cette année, le fonctionnement de l’interconnexion est ajusté en fonction de l’état de remplissage du barrage et des besoins en eau. «Nous ouvrons ou fermons les vannes selon les besoins. Lorsque les apports naturels sont suffisants, nous suspendons temporairement le transfert des eaux de l’oued Sebou», explique un expert du secteur.

Parallèlement, les études de faisabilité relatives au renforcement de cette interconnexion et au futur transfert des eaux vers le barrage Al Massira sont en voie d’achèvement. Selon notre interlocuteur, les travaux pourraient démarrer au début de 2027. Le projet prévoit la réalisation de deux nouvelles conduites, qui viendront s’ajouter à l’infrastructure existante afin de porter la capacité de transfert de 15 à 45 m³ par seconde, soit l’équivalent d’environ 4 millions de mètres cubes par jour.

Ce renforcement permettra de valoriser une partie des importantes ressources hydriques du bassin du Sebou, dont une fraction importante des écoulements rejoint naturellement l’océan Atlantique à l’embouchure de l’oued, près de Kénitra. Les volumes annuels concernés sont estimés à plus de deux milliards de mètres cubes.

Par Mohamed Chakir Alaoui et Yassine Mannan
Le 10/08/2026 à 18h35