Les habitants de la commune de Drarga, relevant de la préfecture d’Agadir Ida Outanane, vivent au quotidien une situation marquée par l’absence d’infrastructures de base: routes, réseaux d’assainissement, éclairage public, espaces verts et équipements sociaux. Une situation qui pousse la population à réclamer l’intervention du conseil communal et des autorités concernées, d’autant que la commune abrite la plus grande zone industrielle de la région Souss-Massa.
Adil Sandadi, l’un des résidents de la commune, qualifie la situation de préoccupante. Selon lui, Drarga souffre d’un manque évident de routes dignes de ce nom avec un foisonnement de trous dans les rues et ruelles qui constituent de véritables pièges pour les piétons et les usagers de la route. Il évoque également une poussière dense qui asphyxie les familles et provoque diverses maladies respiratoires.
Dans une déclaration pour Le360, Sandadi ajoute que la commune souffre aussi d’un manque de propreté, avec des déchets ménagers et des commerces répandus partout, générant des odeurs nauséabondes qui incommodent les habitants. Il déplore également l’absence de parcs et de jardins susceptibles d’offrir des espaces de détente à une population dépassant les 107.000 habitants, selon le dernier recensement effectué au Maroc.
Le même résident met en garde contre les phénomènes graves qui accompagnent ce déficit d’infrastructures: sans-abrisme, criminalité, chômage et tensions sociales. Il s’interroge sur le sort de la convention d’aménagement de la commune de Drarga, qui prévoit notamment un projet important concernant la route Aït El Abbas, reliant l’entrée de la commune, via Tikiouine et la route nationale n°1, jusqu’aux limites de Tamaait en direction de Houara, un projet censé mettre fin aux difficultés que rencontrent quotidiennement les usagers de ces axes.
Adil Sandadi rappelle que cette convention avait pourtant été approuvée par le conseil communal de Drarga lors de l’une de ses sessions, sans être mise en œuvre à ce jour. Il met en garde contre son éventuelle instrumentalisation à des fins électorales, à l’approche des élections communales de 2027, et appelle les autorités compétentes à concrétiser cette convention, qui associe plusieurs partenaires et mobilise des contributions financières importantes, susceptibles de transformer la région.
La croissance démographique accentue l’urgence
De son côté, Mohamed Aït El Moudden, acteur associatif de la région, souligne que la croissance démographique importante que connaît la commune rend le développement de ses infrastructures nécessaire et urgent, d’autant que Drarga est la deuxième commune la plus peuplée de la province d’Agadir Ida Outanane, après la commune urbaine d’Agadir. Il estime que les difficultés dont souffre Drarga incombent aux différents conseils qui se sont succédé à sa tête jusqu’à aujourd’hui.
Aït El Moudden décrit l’état des infrastructures de la commune comme «catastrophique» et «inacceptable», estimant que la persistance de cette situation constitue «une honte» pour les élus. Il insiste sur l’importance de la mise à niveau des infrastructures de base de Drarga, considérée comme une porte d’entrée majeure vers Agadir, via l’autoroute Marrakech-Agadir et la route nationale n°1, en raison de son importance stratégique et économique à moyen et long terme, la commune abritant une importante zone industrielle dont le coup d’envoi avait été donné par le roi Mohammed VI dans le cadre du plan d’accélération industrielle de la région Souss-Massa, en 2018.
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De son côté, Mohamed El Ouanzari, deuxième vice-président de la commune de Drarga, annonce une nouvelle attendue de longue date par la population locale. Il s’agit du lancement, prévu le mardi 29 septembre 2026, des travaux de la route principale traversant la commune, depuis son entrée via la route nationale n°1, à proximité du centre de la gendarmerie royale, en direction du rond-point Ibnou Nafiss, de Tlat Izem jusqu’au pont Aït El Fassi à Tigmi Nboubker.
Lancement d’un projet routier
Dans une déclaration pour Le360, Mohamed El Ouanzari précise que ce projet, estimé à environ à 130 millions de dirhams, sera réalisé par deux entreprises. La première prendra en charge le tronçon reliant le rond-point du parc des crocodiles au rond-point Ibnou Nafiss, ainsi que de Tlat Izem au pont Iguidar. La seconde se chargera du tronçon allant du pont Tagadirt jusqu’aux limites d’Aït El Fassi à Tigmi Nboubker, dans un délai fixé à 12 mois.
Selon la même source, ce projet prévoit une réhabilitation complète de la route et son élargissement, l’aménagement d’espaces verts sur ses abords, la création de trottoirs pour les piétons, la mise en place de canaux d’évacuation des eaux pluviales, ainsi que le renouvellement de l’éclairage public. Il prévoit également le retrait des poteaux électriques, qu’il s’agisse de moyenne ou de haute tension, notamment au niveau de la zone Gouira et de l’entrée de Tagadirt.
Le maître d’ouvrage du projet est la commune de Drarga, tandis que la réalisation a été confiée à la société Al Omrane, afin d’accélérer les différentes procédures administratives, d’assurer un meilleur suivi et de garantir la qualité requise pour ce chantier.



