Azembay: la Cour d’appel confirme l’acquittement définitif de Youssef Benamour

Youssef Benamour, président d'Earth Group.

La Cour d’appel de Casablanca a confirmé l’acquittement de Youssef Benamour dans le dossier judiciaire lié au projet immobilier et touristique Azembay. Cette décision met un terme à une procédure engagée à la suite des plaintes déposées par un groupe d’acquéreurs et ouvre une nouvelle phase pour un projet dont le développement a été marqué par plusieurs années de contentieux.

Le 25/06/2026 à 11h15

Le feuilleton judiciaire entourant le projet Azembay connaît son épilogue. Selon des informations obtenues par Le360, la Cour d’appel de Casablanca a rendu, le 14 avril 2026, un arrêt confirmant l’acquittement de Youssef Benamour, après une première décision favorable prononcée en première instance le 4 juillet 2024. Pour Earth Group, cette décision est devenue définitive et «clôture ainsi toutes les procédures» engagées par un groupe de clients du projet.

Le dossier avait pris une ampleur particulière après les plaintes déposées en 2022 par plusieurs acquéreurs du complexe Azembay, développé sous le régime des Résidences immobilières de promotion touristique (RIPT). Les contestations portaient notamment sur la gestion du projet, les conditions de transfert de propriété et l’exploitation du site.

L’arrêt de la Cour d’appel marque une étape importante dans un différend qui a durablement affecté la trajectoire du projet. Selon Earth Group, la justice a définitivement rejeté les allégations formulées dans le cadre des procédures engagées contre le promoteur et a validé le cadre réglementaire dans lequel le projet a été développé.

Au-delà de la dimension judiciaire, cette décision met fin à une période d’incertitude qui a pesé sur la crédibilité du projet auprès des investisseurs, des acquéreurs et de l’ensemble des parties prenantes.

Dans sa communication, Earth Group rappelle que le développement d’Azembay a été confronté à plusieurs difficultés successives, notamment un retard dans le processus d’éclatement des titres fonciers, la crise sanitaire liée au Covid-19 ainsi que les procédures judiciaires engagées à partir de 2022.

«Après une carrière à Morgan Stanley, je suis rentré au Maroc par choix. Le projet est magnifique, mais se sont enchaînés un retard de trois ans sur l’éclatement des titres, le Covid, puis cette plainte», déclare Youssef Benamour, président d’Earth Group.

Ces différents facteurs ont contribué à ralentir le développement d’un projet positionné sur le segment des résidences touristiques, un marché dont le modèle économique repose sur la combinaison entre investissement immobilier, gestion locative et attractivité touristique.

Vers une phase d’exploitation

Le groupe considère désormais que la clarification judiciaire crée les conditions d’un redémarrage opérationnel du projet et évoque l’ouverture d’«un nouveau cycle, tourné vers l’exploitation, la qualité de service et la création de valeur à long terme».

La sortie du contentieux constitue en effet un préalable important pour la relance d’un actif touristique de ce type. La sécurisation juridique représente un élément déterminant pour restaurer la confiance des investisseurs et faciliter la poursuite du développement commercial.

Earth Group affirme ainsi vouloir repositionner Azembay dans «une configuration plus professionnelle, plus ambitieuse et plus forte», selon les termes employés par son président.

L’enjeu dépasse désormais le seul terrain judiciaire. La capacité du projet à renouer avec une dynamique d’exploitation durable et à recréer de la valeur constituera le véritable test de cette nouvelle phase qui s’ouvre après plusieurs années de controverses et de procédures.

Par Mouhamet Ndiongue
Le 25/06/2026 à 11h15