La Marche Verte vue par de jeunes cinéastes: trois courts métrages primés à Rabat

Mehdi Bensaid entouré des lauréats des prix de la 6ème édition du concours «La Marche Verte vue par de jeunes créateurs marocains de l’image», le 5 novembre à Rabat. (Y.Mannan/Le360)

Le 05/11/2026 à 21h43

VidéoLa Marche Verte inspire une nouvelle génération de cinéastes. Récompensés ce jeudi soir à Rabat, trois courts métrages revisitent cette mémoire collective et ses histoires humaines, avec l’ambition de les transmettre aux plus jeunes.

Trois courts métrages ont été primés, ce jeudi soir à Rabat, lors de la 6ème édition du concours «La Marche Verte vue par de jeunes créateurs marocains de l’image», à la Cinémathèque marocaine. Le ministre de la Jeunesse, de la Culture et des Sports, Mohamed Mehdi Bensaïd, a remis les distinctions aux lauréats à l’issue de la projection de leurs films. Présidé par le réalisateur Youssef Britel, le jury a salué leurs regards sur cet événement de l’histoire du Maroc.

Le premier prix, intitulé «prix de l’Espoir», a été décerné à «El Bareh» («Hier»), de Mehdi Massassi. Le deuxième prix, dit «prix spécial», est revenu à «Première étape, seule vitesse», de Soufiane Salama. Enfin, «Prise 9», coréalisé par Chama Benbella et Jamal Kroudi, a obtenu le troisième prix.

En recevant sa distinction, Chama Benbella a souligné la dimension collective de la mobilisation du 6 novembre 1975: «Tout le Maroc a marché vers le Sahara, et pas seulement les 350.000 hommes et femmes qui y ont participé.»

Dans son allocution, Mohamed Mehdi Bensaïd a invité les jeunes à puiser dans cette mémoire pour nourrir leur création. Le concours vise, a-t-il expliqué, à tisser «ce lien entre la nouvelle génération et l’histoire ainsi que la mémoire du Royaume du Maroc».

Au-delà de la commémoration, l’initiative entend faire émerger de nouveaux récits autour de la Marche Verte, en donnant à voir la manière dont les jeunes s’approprient cet héritage. Le ministre a ainsi insisté sur les histoires humaines qui accompagnent cette initiative royale et sur la place qu’elles occupent dans le patrimoine national.

Il a également mis en avant la transmission entre générations: âgés de 20 à 24 ans, les lauréats proposent, à travers leurs films, des créations susceptibles de toucher des adolescents de 15, 16 ou 17 ans. Un dialogue par l’image que le ministère souhaite soutenir pour entretenir la connaissance de l’histoire auprès des générations montantes.

Par Mohamed Chakir Alaoui et Yassine Mannan
Le 05/11/2026 à 21h43