Voici comment Berrechid compte mettre fin aux coupures d’eau récurrentes, selon la présidente du conseil communal

Manal Badil, présidente du conseil communal de Berrechid. (A.Et-Tahiry/Le360)

Le 29/08/2026 à 14h00

VidéoLa présidente du conseil communal de Berrechid, Manal Badil, revient dans un entretien accordé à Le360 sur la problématique des coupures d’eau récurrentes qui affectent la ville. En coordination avec la SRM Casablanca-Settat, la commune mise sur la création de réservoirs à forte capacité et le renouvellement du réseau de raccordement à l’eau potable.

Manal Badil, présidente du conseil communal de Berrechid, a dressé un état des lieux des chantiers engagés par la commune pour améliorer les infrastructures de la ville et renforcer son attractivité, dans un entretien accordé au média Le360.

Pour l’élue, le problème des coupures d’eau ne date pas d’aujourd’hui. Elle a évoqué un travail mené conjointement avec la Société régionale multiservices Casablanca-Settat (SRM) pour y faire face.

Cette coopération vise à doter la ville de réservoirs à forte capacité de stockage, explique-t-elle, ajoutant qu’en parallèle, un chantier de renouvellement du réseau de raccordement à l’eau potable est actuellement en cours. Ces deux interventions combinées sont censées apporter, selon la présidente du conseil, «une solution radicale» au problème des coupures.

Sur le volet de l’assainissement liquide, autre sujet de controverse à Berrechid, Manal Badil a indiqué qu’un travail coordonné avec la SRM est en cours pour renforcer le réseau et les canalisations, à la suite du lancement d’un marché de 70 millions de dirhams dédié à ce secteur. La société travaille par ailleurs actuellement sur le renouvellement du réseau de pompage principal, pour un montant de 10 millions de dirhams, a-t-elle ajouté.

Sur le plan des infrastructures routières, la responsable a relevé que le conseil communal a lancé une étude pour la réhabilitation et le réaménagement de la rue Brahim Roudani, sur 2,5 kilomètres, pour un montant de 10 millions de dirhams.

Elle a par ailleurs fait état de travaux de maintenance et de réhabilitation en cours sur un ensemble de rues principales, routes, quartiers et ruelles, après le lancement de deux marchés d’une valeur cumulée d’1,44 million de dirhams. Un troisième marché est en préparation pour améliorer les routes des quartiers non couverts par les deux précédents.

Le conseil communal a également achevé la phase des études techniques relatives à la deuxième tranche du projet d’aménagement des entrées de la ville, qui concerne quatre entrées principales, selon la présidente. Il s’agit de la route de Bouskoura, de la route de Médiouna, de la route d’Oulad Saïd et de la route de Kaâria, pour un montant de 70 millions de dirhams.

En ce qui concerne les pistes des douars, elle a annoncé un projet d’aménagement portant sur 6,8 kilomètres, pour un coût de 5 millions de dirhams. La phase d’études étant achevée, ce projet entre désormais dans la phase de lancement du marché.

Manal Badil a souligné l’importance de ce projet pour désenclaver un ensemble de douars, précisant qu’il sera réalisé en coordination entre le conseil provincial de Berrechid et le conseil de la région Casablanca-Settat. Elle a également évoqué le lancement des travaux géotechniques relatifs à la réalisation du pont de la rue Abdellah El Kadiri, pour un montant de 40 millions de dirhams, un projet stratégique destiné, selon elle, à désenclaver la zone ouest de la ville.

Éclairage public: généralisation des lampes LED

S’agissant de l’éclairage public, la présidente a affirmé qu’il constitue un pilier essentiel de l’infrastructure de la ville. Elle a précisé que, malgré les difficultés rencontrées par le service concerné, des crédits financiers importants ont été mobilisés, avec une hausse de 100%, passant d’un million de dirhams à deux millions de dirhams. Cette mesure représente, selon elle, un apport important qui viendra enrichir le secteur de l’éclairage dans la ville et contribuer à son développement.

La responsable communale a révélé que les lampes classiques de la ville ont été remplacées par des lampes LED, en raison de leur efficacité énergétique, de la rationalisation qu’elles permettent dans la consommation d’électricité et des économies qu’elles engendrent pour la commune.

Elle a noté que, dans ce cadre, un programme de généralisation de ces lampes à l’ensemble de la ville a été lancé. L’opération a déjà couvert plusieurs quartiers, avec le remplacement de 422 lampes, et un nouveau marché a par ailleurs été lancé pour l’acquisition de 450 lampes supplémentaires, dans l’objectif de généraliser cette couverture dans un court délai.

Manal Badil a affirmé que l’ensemble de ces projets permettra de renforcer l’attractivité de la ville, en consolidant la position de Berrechid en tant que pôle urbain montant et compétitif, et en répondant de manière anticipée aux exigences de l’expansion urbaine et de la dynamique économique de la ville.

Concernant le transport urbain, la présidente du conseil communal a indiqué que le projet de mise en place de bus dans la ville a atteint des étapes avancées. Elle a précisé que la première phase des études a permis de fixer le nombre de bus qui seront mis en service, soit 19 bus au total.

La prochaine étape concernera, précise-t-elle, le lancement d’une série de concertations approfondies avec le ministère de tutelle, afin d’arrêter les détails opérationnels définitifs, de choisir les emplacements précis des stations d’arrêt et de déterminer le site du dépôt des bus.

Cette phase inclura également l’organisation administrative du projet, à travers la finalisation de l’ensemble des aspects techniques et organisationnels nécessaires à son lancement effectif, en tenant compte des spécificités géographiques et sociales de la ville et des attentes de la population locale, tout en garantissant l’efficacité du service ainsi que les normes de sécurité et de qualité, selon la responsable.

Manal Badil a affirmé que ce projet stratégique vise à mettre en place un service de transport moderne, répondant à la croissance démographique et à la dynamique accélérée que connaît la ville. Elle a ajouté que le projet de transport urbain représente un levier essentiel pour le développement local, en permettant d’améliorer la mobilité, d’offrir des solutions pratiques et efficaces pour les déplacements quotidiens des citoyens à l’intérieur de la ville, et de contribuer à l’amélioration de la qualité de vie et des conditions de vie de la population, à travers un service de transport sûr.

Du RNI au PAM: une transition politique assumée

Manal Badil a par ailleurs réagi à la polémique suscitée par son départ du Rassemblement national des indépendants (RNI) pour rejoindre le Parti authenticité et modernité (PAM). Selon elle, ce choix s’inscrit dans «la continuité d’un parcours politique cohérent, guidé par des convictions personnelles et la recherche constante de la voie la plus à même de servir Berrechid et sa province».

Elle a affirmé que sa candidature sous la bannière du PAM aux prochaines élections législatives «n’est pas née d’un moment ou d’une décision précipitée et improvisée, mais est le fruit d’une réflexion profonde et d’une lecture mûrie du paysage politique». Elle a estimé que «servir l’intérêt général exige un environnement politique cohérent», une condition devenue, selon elle, «impossible et inexistante» au sein du RNI.

«Le PAM m’a offert un véritable espace d’expression pour mes convictions, et son programme rejoint pleinement mes priorités en matière de gestion locale», a-t-elle conclu.

Par Fatima El Karzabi, Abderrahim Et-Tahiry et Said Bouchrit
Le 29/08/2026 à 14h00