Casablanca: les opérateurs télécoms sommés de régler leurs redevances

Une antenne-relais.

Revue de presseCasablanca accentue la pression sur l’occupation du domaine public. La commune a engagé des négociations avec les opérateurs de télécommunications pour recouvrer leurs redevances impayées. Cette opération vise à assainir les finances locales et à financer les projets urbains prioritaires. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Assabah.

Le 28/08/2026 à 20h44

Le conseil de la ville de Casablanca vient de franchir une étape décisive dans le traitement du contentieux financier opposant la ville aux opérateurs de télécommunications, au titre de l’occupation du domaine public communal. En ce sens, les services techniques de la commune ont engagé une série de concertations avec les prestataires actifs dans ce secteur, afin d’établir un décompte précis des créances, d’apurer les situations demeurées en suspens et de convenir d’un calendrier de paiement rigoureusement contraignant, rapporte Assabah de ce week-end (29 et 30 août).

Cette relance du dossier s’inscrit dans une dynamique plus vaste, celle d’une commune résolument tournée vers le renforcement des mécanismes de régulation et de contrôle de l’occupation du domaine public et l’optimisation du rendement de ses ressources propres indispensables à la concrétisation de ses projets d’aménagement.

Sur le plan chiffré, les redevances annuelles et taxes afférentes aux trois opérateurs historiques sont évaluées entre 40 et 60 millions de dirhams par an. La ville abrite actuellement entre 1.500 et 2.100 émetteurs et antennes-relais, implantés sur des parcelles communales ou en toiture d’équipements urbains. Appliquant le barème fixé par l’arrêté fiscal n° 1/2018, qui établit à 20.000 dirhams la redevance par antenne, le produit annuel pour la collectivité oscille entre 30 et 40 millions de dirhams, avant même d’inclure les sommes générées par les infrastructures souterraines.

S’y ajoutent, en effet, les réseaux de fibre optique et de câblage qui s’étendent sur des milliers de kilomètres sous les artères et voies de la cité. Au tarif linéaire de 6 dirhams le mètre, ces équipements procurent chaque année plusieurs millions de dirhams supplémentaires, compte tenu de l’extension continue des réseaux dans les nouveaux quartiers résidentiels et les zones d’activités économiques, écrit Assabah.

Il convient également de prendre en compte la prolifération des armoires numériques et de brassage, corollaire de la généralisation de la téléphonie fixe et de l’internet à haut débit. Ces équipements, dont le nombre se compte par milliers, génèrent, sur la base d’une moyenne de 2.000 dirhams par unité, un complément de recettes non négligeable, venant sensiblement étoffer l’assiette fiscale de la métropole.

Par Hassan Benadad
Le 28/08/2026 à 20h44