La récente campagne de régularisation lancée par le gouvernement espagnol a révélé des difficultés administratives pour de nombreux migrants marocains. Alors que le problème des casiers judiciaires semblait partiellement résolu grâce à leur envoi via les consulats marocains, certains candidats à la régularisation se heurtent encore à des obstacles majeurs, indique le quotidien Al Ahdath Al Maghribia dans son édition du mercredi 6 mai.
Plusieurs citoyens marocains souhaitant régulariser leur situation ont découvert avec surprise la persistance de condamnations dans leurs dossiers, qu’il s’agisse du casier judiciaire délivré par le ministère de la Justice ou de l’attestation de bonne conduite. Ces mentions, pourtant anciennes et théoriquement effacées après plusieurs années, les privent de la possibilité de bénéficier de la régularisation. Pour y remédier, certains ont dû engager des procédures judiciaires coûteuses afin d’obtenir un casier vierge, comme le prévoit la loi.
De nombreux Marocains rencontrent des difficultés pour mettre à jour leur attestation de bonne conduite, même après avoir obtenu des jugements de réhabilitation. Les intéressés demandent une mise à jour urgente de ces attestations qui les maintient dans une situation de condamnation. Cité par Al Ahdath Al Maghribia, un migrant dit avoir été surpris de constater la persistance de condamnations dans ses documents, malgré une procédure de réhabilitation. Bien que son casier judiciaire, délivré par le tribunal de Larache, ait été mis à jour avec la mention «néant» et qu’un télégramme ait été envoyé accompagné d’une copie du jugement de réhabilitation, les «accusations» figurant sur son attestation de bonne conduite n’ont toujours pas été effacées. Cette situation risque de lui faire perdre «la dernière grande opportunité de régularisation», dont pourraient bénéficier des milliers de Marocains en situation irrégulière en Espagne.
Ce cas illustre des dizaines d’autres situations similaires, où les intéressés attendent soit des jugements de réhabilitation, soit la mise à jour de leurs dossiers, conclut Al Ahdath Al Maghribia.



