En avril dernier, un arrêté lançant une enquête publique sur l’impact environnemental du futur centre de stockage et de valorisation des ordures ménagères de Médiouna a été initié, marquant une étape clé dans la concrétisation de ce projet. «Prévue pour durer vingt jours, cette consultation se veut une démarche transparente et inclusive, conforme aux normes légales, pour garantir que ce chantier stratégique réponde aux attentes des populations et aux exigences du développement durable», indique le quotidien Assabah dans son édition du mercredi 6 mai.
Ce projet, dont la convention-cadre a été signée en 2023, couvre une période de 33 ans et vise à résoudre l’urgence sanitaire et environnementale causée par la saturation de l’actuelle décharge de Médiouna. Doté de technologies de pointe, le centre intégrera plusieurs composantes innovantes: un site de stockage contrôlé, des unités de valorisation du biogaz, de traitement des lixiviats et de production d’énergie. Ces installations permettront non seulement de réduire significativement les émissions polluantes, mais aussi de transformer une partie des déchets en ressources énergétiques, écrit le quotidien, soulignant son alignement avec la stratégie nationale de transition écologique.
Au-delà de ses bénéfices environnementaux, ce méga-projet est conçu pour dynamiser l’économie locale. Avec un investissement dépassant les 3 milliards de dirhams, dont 2 milliards financés par le ministère de l’Intérieur, il générera des emplois directs et indirects, tout en modernisant les infrastructures de la région. «Il s’agit d’une opportunité pour structurer un secteur longtemps critiqué et en faire un levier de développement», note le quotidien. Le centre traitera les déchets de plusieurs communes des provinces de la grande Casablanca.
Pour apaiser les craintes exprimées par certains habitants, les autorités insistent sur le respect scrupuleux des procédures légales et des normes environnementales. «Aucune unité d’incinération n’est prévue dans ce projet», précise Assabah, dissipant ainsi les rumeurs sur d’éventuels risques sanitaires. Les études d’impact, menées en collaboration avec des experts internationaux, garantissent que les technologies utilisées minimiseront les nuisances, notamment dans cette zone à vocation agricole et en pleine expansion démographique.
Des réunions d’information et des ateliers participatifs seront organisés pour expliquer les différentes phases du projet et recueillir les observations des citoyens, lit-on encore. Une démarche qui vise à instaurer un climat de confiance et à faire de ce centre un modèle de gestion durable des déchets, au service des générations futures.
Avec ce projet, la région de Casablanca-Settat franchit une étape décisive vers une gestion plus responsable de ses déchets, tout en posant les bases d’une économie circulaire. «Il ne s’agit pas seulement de résoudre un problème urgent, mais de construire un avenir plus propre et plus prospère pour tous», conclut Assabah.



