Rabat: des projets sociaux manipulés à des fins politiques et électorales?

Un bulletin de vote est glissé dans une urne.. DR

Revue de presseDes membres de la société civile et des acteurs politiques, à Rabat et ailleurs, craignent de voir la présentation du bilan de mandat, qui s’inscrit dans le registre de la communication politique, exploitée à des fins électorales. Les détails dans cette revue de presse tirée du quotidien Al Akhbar.

Le 22/04/2026 à 19h11

À l’approche des élections législatives de septembre 2026, plusieurs membres de la société civile à Rabat, mettent en garde contre la manipulation des projets sociaux à des fins purement électorales. À ce propos, des acteurs associatifs expriment leurs craintes de voir des catégories sociales défavorisées et précaires exploitées par des leaders politiques pour qu’ils votent pour eux.

Le débat est ainsi remis sur le devant de la scène médiatique et polémique sur les frontières qui devraient séparer les actions sociales et l’exercice de la politique, relaie Al Akhbar de ce jeudi 23 avril. Cette polémique ne serait pas propre au contexte de Rabat, fait remarquer le quotidien, mais s’étend à l’échelle nationale avec l’échange d’accusations entre les différentes composantes de l’échiquier politique national à propos de l’exploitation du social à des fins électorales.

Selon le quotidien, des initiatives relatives au lancement de projets de développement ou à la distribution d’aides sociales à l’approche des échéances électorales, ont été critiquées par des membres de l’opposition, qui craignent que ces initiatives soient manipulées à des fins non avouées. Dans le même cadre, des politiques ont appelé au strict respect des lois régissant les actions sociales. La même source fait remarquer que dans certaines localités, «il a été constaté que des projets royaux ou à caractère public ont été mis à profit pour servir des agendas électoraux», ce qui a été dénoncé par des partis politiques qui estiment que «des projets qui relèvent des politiques publiques ne devraient pas être instrumentalisés à d’autres fins», indiquent les mêmes sources, qui soulignent que «les responsables gouvernementaux ont le droit de présenter le bilan de leur politique dans le cadre de la mise en application du principe constitutionnel de reddition des comptes, tout en faisant la différence entre l’action de communication qui demeure légitime et l’exploitation illégale des ressources publiques à d’autres fins».

Par La Rédaction
Le 22/04/2026 à 19h11