Premier constat marquant, la marche à pied demeure le mode de déplacement dominant. Elle est utilisée par 35,8% des actifs occupés pour se rendre à leur lieu de travail. Cette prépondérance traduit l’importance des déplacements de proximité, mais aussi, dans certains cas, des contraintes liées à l’accès aux moyens de transport.

La voiture particulière arrive en deuxième position avec 14,6%, suivie des motocycles et bicyclettes avec 12,3% et des taxis avec 10%. Ces chiffres confirment une forte dépendance aux modes de transport individuels, dans un contexte où les alternatives collectives restent limitées.
Les transports collectifs structurés demeurent peu utilisés. Le bus ne concerne que 6% des actifs, tandis que le tramway et le train affichent des parts marginales, respectivement 0,5% et 0,4%. Cette faible utilisation s’explique notamment par une couverture géographique insuffisante et une offre encore inégale selon les territoires.
Parallèlement, le transport assuré par l’employeur concerne 9,5% des actifs occupés, en particulier dans les zones industrielles ou éloignées des centres urbains. Le recours au transport informel, qui touche 2,5% des travailleurs, illustre également la persistance de solutions alternatives dans les zones mal desservies.
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Dans les espaces ruraux, certains modes de déplacement traditionnels subsistent. L’utilisation d’animaux comme moyen de transport, bien que marginale avec 0,9%, reste une réalité dans les régions où les infrastructures modernes sont limitées.
Autre enseignement notable, 6,8% des actifs occupés déclarent ne pas avoir besoin de se déplacer pour travailler. Cette situation renvoie notamment au développement du travail à domicile, du télétravail ou à l’exercice d’activités directement sur le lieu de résidence.
Au-delà des chiffres, cette étude met en évidence une structure de mobilité marquée par de fortes disparités. Les modes de transport varient sensiblement selon le milieu de résidence, le sexe, les régions et les grandes agglomérations. Ces écarts reflètent à la fois les inégalités d’accès aux infrastructures et les différences de conditions socioéconomiques.




