Le maâzi s’invite à la table de l’Aïd: à Médiouna, la chèvre a ses adeptes

Des chèvres dans le souk d’Al Majjatia Oulad Taleb à Médiouna, dans la périphérie de Casablanca. (K.Essalak/Le360)

Le 24/05/2026 à 11h37

VidéoÀ l’approche de l’Aïd al-Adha, le souk d’Al Majjatia Oulad Taleb à Médiouna, dans la périphérie de Casablanca, connaît une activité particulière autour de la vente des chèvres. Face aux prix élevés des moutons, certaines familles se tournent cette année vers le «maâzi», proposé entre 1.000 et 3.000 dirhams selon la taille et la qualité de la bête.

Dans les allées du souk d’Al Majjatia Oulad Taleb à Médiouna, les chèvres attirent les regards des visiteurs venus comparer les prix à quelques jours de l’Aïd. Entre les sons des animaux et les discussions autour des tarifs, les vendeurs tentent de convaincre les clients avec des arguments liés à la qualité et au prix.

«Le maâzi est disponible cette année. Ce sont des chèvres élevées dans les montagnes, nourries à l’herbe et aux aliments naturels», déclare Salah, vendeur au marché. «La demande reste un peu faible par rapport au mouton, mais il y a quand même des clients qui cherchent spécialement des chèvres», ajoute-t-il.

Selon les vendeurs, plusieurs acheteurs choisissent la viande de chèvre pour des raisons de santé ou de budget. Certains recherchent des petites bêtes à des prix accessibles, tandis que d’autres préfèrent des chèvres plus grandes. «Les prix ne sont pas aussi élevés que ce qu’on entend parfois», affirme Salah. «Ici à Médiouna, on trouve des chèvres à partir de 1.000 dirhams jusqu’à 2.000 dirhams. Les grandes bêtes peuvent atteindre 2.500 ou 3.000 dirhams», poursuit-il.

Un autre vendeur explique que plusieurs races sont proposées cette année pour répondre aux besoins des clients. «Les personnes diabétiques ou malades préfèrent souvent la viande de chèvre. Nous essayons de proposer différentes qualités et différents prix», déclare-t-il.

Mohamed, également vendeur au marché, insiste sur la qualité de ses animaux. «Nos chèvres viennent de la montagne et mangent des herbes naturelles et de l’orge, quant au prix, ils varient selon la taille et la qualité de la bête», conclut-il.

Malgré une fréquentation jugée plus calme que certaines années, le marché continue d’attirer des familles à la recherche d’une alternative plus abordable au mouton. À Al Majjatia Oulad Taleb, les chèvres trouvent ainsi leur place dans les préparatifs de l’Aïd.

Par Fatima Zahra El Aouni et Khalil Essalak
Le 24/05/2026 à 11h37