À une vingtaine de kilomètres à l’est de la capitale, sur la route de Tiflet, la ferme «Kheir» déploie ses installations sur plusieurs hectares. Moderne et soigneusement entretenue, cette exploitation accueille un cheptel de 2.000 ovins et caprins, dont une centaine de têtes éligibles au sacrifice de l’Aïd al-Adha.
Venus des quatre coins du royaume, les acheteurs s’y pressent à la recherche du mouton idéal, dont le prix moyen oscille, selon leurs témoignages, entre 3.000 et 4.000 dirhams l’unité.
«Les bêtes sont bien nourries et entretenues. La ferme dispose de son propre vétérinaire qui veille en permanence sur leur santé», aux côtés des services de l’ONSSA, a déclaré Lahcen Chbara, l’un des responsables de cet élevage. Il souligne que cette unité modèle bénéficie de la reconnaissance des pouvoirs publics, qui y voient un exemple à suivre en matière d’encadrement de l’élevage et de commercialisation du cheptel. M. Chbara anticipe par ailleurs une détente des prix cette année, avec une baisse estimée à 1.000 dirhams en moyenne par rapport à 2024.
«Les effets des pluies récentes ne se feront ressentir sur l’élevage du cheptel que progressivement», a-t-il commenté, tandis qu’une cliente venait tout juste de conclure l’achat d’un mouton pour 3.000 dirhams. «Je suis heureuse de retourner chez moi avec une bête à un prix abordable.»
La ferme «Kheir» propose également la vente de viande au kilogramme: la race sardi est affichée à 79 dirhams, le bergui à 76 dirhams, la viande caprine à 78 dirhams et celle de brebis à 80 dirhams.
Un autre client, Mustapha Baalil, évoque la pratique des achats groupés: certains acheteurs se réunissent à plusieurs pour acquérir ensemble un ou plusieurs animaux pour partager les frais de l’Aïd. Certains se regroupent pour acheter un animal de grande valeur, dont le prix peut varier entre 15.000 et 20.000 dirhams.




