En plaidant non coupable au cours de son procès, en niant les faits qui lui étaient reprochés, en demandant son acquittement qu’il a réitéré lors de la toute dernière intervention que lui a accordée la Cour, l’ancien président de la commune de Fkih Ben Salah, Mohamed Moubdiî, n’aurait jamais imaginé que une sentence aussi lourde.
En effet, jeudi, la Cour, présidée par le magistrat Ali Tarchi, a annoncé le verdict condamnant le principal accusé à treize ans de prison ferme et la confiscation de trente millions de dirhams de ses biens et avoirs, en plus d’une amende de 100.000 dirhams, rapporte le quotidien Assabah dans son édition du week-end des 23 et 24 mai.
Il s’agit, fait remarquer le quotidien, d’une sentence des plus fermes rendues dans les registres liées à la gouvernance locale pendant ces dernières années.
La cour a également condamné les accusés, Mohamed Madani et Lahbib Souiâi, à une peine de réclusion criminelle de sept ans de prison chacun, alors que Lahcen Zerrouk et Ibrahim El Hilali se sont vu infliger une condamnation de six ans de prison ferme, chacun.
Dans la même affaire, indiquent les mêmes sources, les accusés Rachid Lamzak, Ahmed Arroub et Hamid Labrache ont été condamnés à une peine de cinq ans de réclusion criminelle chacun. La Cour a également condamné Lahcen Fettah à trois ans de prison ferme et Mohamed Ben Takhourte à deux ans de réclusion criminelle.
Par ailleurs, la Cour a constaté la prescription de l’action publique pour les accusés Abderrazak El Ammari, Abdou El Moutawakil, Salah Mouniri et l’accusé nommé El Hassan, précisent les sources du quotidien.
Les uns et les autres, chacun en ce qui le concerne, étaient poursuivis pour plusieurs chefs d’accusations, dont notamment le détournement et la dilapidation de fonds publics, l’abus de pouvoir, le trafic d’influence et la corruption.




