L’association «Touche pas à mon enfant» alerte sur des agressions sexuelles visant des mineures à Sebta

Une image montrant des dizaines d’hommes et d’adolescents arriver à Sebta.

Des dizaines d’hommes et d’adolescents arrivent à Sebta.

Des agressions sexuelles présumées sur des mineures, des enfants livrés à eux-mêmes sans protection: c’est le constat alarmant dressé par l’association «Touche pas à mon enfant» ce lundi 10 août, après la récente vague de traversées vers Sebta. L’ONG appelle les autorités marocaines et espagnoles à ouvrir en urgence des enquêtes indépendantes et à mettre en place des dispositifs d’accueil et de protection adaptés.

Le 10/08/2026 à 12h07

L’association «Touche pas à mon enfant» a exprimé, ce lundi 10 août, sa profonde inquiétude quant à la situation des enfants et mineurs présents à Sebta après la récente vague de traversées. Dans un communiqué, l’ONG évoque des informations faisant état d’agressions sexuelles subies par plusieurs mineures, ainsi que la présence d’enfants et de jeunes filles en situation de vulnérabilité, sans dispositif de protection approprié.

L’organisation souligne que les inquiétudes ne concernent pas uniquement les conditions de la traversée, mais également la période qui suit l’arrivée. Un mineur non accompagné ou insuffisamment protégé peut alors être exposé à de multiples risques: violences, exploitation, traite, chantage ou agressions sexuelles.

«Les cas signalés d’agressions sexuelles envers des mineures doivent être traités avec la plus grande gravité et en urgence, et faire l’objet d’enquêtes rigoureuses et indépendantes», considère l’Association, tout en appelant à la prudence face à la circulation de chiffres non vérifiés concernant le nombre de victimes.

L’ONG formule plusieurs demandes concrètes. Elle appelle à recenser l’ensemble des mineurs présents à Sebta et à vérifier leur situation juridique et sociale. Elle réclame également la mise à disposition de structures d’hébergement sûres et adaptées pour les jeunes filles mineures et les enfants non accompagnés, ainsi qu’une prise en charge médicale, psychologique et sociale pour tout enfant susceptible d’avoir subi des violences ou d’avoir été exploité. Elle demande enfin l’ouverture d’enquêtes judiciaires sur l’ensemble des signalements d’agressions sexuelles et la poursuite de toute personne dont la responsabilité serait établie.

L’association appelle par ailleurs à accélérer la recherche des familles et le regroupement familial lorsque celui-ci répond à l’intérêt supérieur de l’enfant, et à renforcer la coordination entre les autorités marocaines et espagnoles afin de garantir la protection, les droits et la dignité des mineurs marocains concernés.

«Touche pas à mon enfant» rappelle qu’un enfant demeure avant tout un enfant, titulaire de droits fondamentaux à la protection, à la sécurité et à la dignité. Pour l’ONG, la protection des mineurs dans de telles circonstances constitue une responsabilité humaine et juridique partagée: aucun enfant ne doit être laissé sans protection entre les frontières, les procédures administratives ou les conflits de compétences.

Par Qods Chabâa
Le 10/08/2026 à 12h07