«Un vent de libération souffle sur le littoral marocain. À l’image des opérations menées à M’diq, Fnideq ou sur la corniche de Martil, les autorités locales ont enclenché une vaste campagne de libération du domaine public maritime», indique Al Ahdath Al Maghribia dans son édition du vendredi 26 juin, précisant que ces opérations, qui se déroulent «sous la supervision directe des gouverneurs et des agents de l’autorité locale (...) se multiplient pour démanteler les installations illégales qui s’approprient les plages du Royaume».
Le quotidien, qui rappelle que «pendant des années, des individus se sont illégalement approprié des portions entières de plages pour y installer chaises, parasols et équipements de loisirs nautiques, imposant aux estivants des tarifs prohibitifs», affirme que «l’action ferme des autorités a permis de saisir une quantité importante de matériel déployé de manière anarchique et sans aucune autorisation légale». Des interventions qui ont pour objectif, selon Al Ahdath Al Maghribia, «de garantir le respect des lois régissant l’exploitation estivale et de redonner aux citoyens leur droit fondamental d’accéder librement et gratuitement aux plages de leur pays».
Sur les réseaux sociaux, l’initiative a entraîné «une vague de satisfaction générale», relaie le quotidien, qui indique que cette «reprise en main par l’État» est saluée et qualifiée de décision «souveraine et patriotique». Sur les réseaux sociaux, des appels que relaie le quotidien, enjoignent «les autorités à maintenir cette rigueur tout au long de la saison, afin d’éradiquer définitivement ce phénomène». Certains exploitants illégaux de ces plages publiques ont tenté d’opposer des résistances aux opérations menées par les autorités, au prétexte d’avoir été privés de leurs «gains colossaux», affirme le quotidien, qui fait état de rumeurs infondées, démenties par des sources officielles, prétendant que les plages libérées vont «être concédées à de grandes entreprises privées, ce qui prive des jeunes de sources de revenus».
Plus encore, ajoute le quotidien, «certains réseaux démantelés de loueurs [de parasols et de chaises] tentent de manipuler des jeunes ‘impactés’ [par ces mesures] à protester ou à s’opposer aux forces de l’ordre» pour continuer à s’imposer sur le sable, dans le but, indique Al Ahdath Al Maghribia, «de lasser les autorités, de voir ces opérations s’essouffler et rétablir l’anarchie d’antan». Selon des sources sécuritaires, toutefois, tout «retour en arrière est impossible» et «l’ère du chaos est définitivement révolue».
Le quotidien ajoute, par ailleurs, que «le succès de l’expérience de l’année précédente, marquée par une lutte sans relâche contre l’occupation sauvage, sert aujourd’hui de modèle», l’efficacité des «saisies systématiques de matériel non autorisé et des sanctions contre les contrevenants, y compris les gardiens de parking clandestins qui extorquent les automobilistes» ayant été prouvée. Afin de «concilier l’activité économique locale et le respect de l’espace public, (...) des solutions équitables sont [demandées par] plusieurs acteurs locaux [qui] appellent à l’octroi de licences d’exploitation transparentes», se fondant sur des manuels de procédures stricts. Et cette idée, relayée par le quotidien: «délimiter des zones fixes, restreintes et réglementées pour la location de parasols, tout en laissant la majeure partie de la plage totalement libre d’accès, ce qui garantirait ainsi que personne ne serait contraint de payer pour profiter du sable et de la mer».




