Après New York, Doha: l’ensauvagement systémique des supporters algériens choque le monde

Lors des violences provoquées par les supporters algériens à Doha. (Capture d'écran).

Lors des violences provoquées par les supporters algériens à Doha. (Capture d'écran).

Alors que la Coupe du monde 2026 devait célébrer la fraternité universelle, elle s’est transformée en un véritable défi sécuritaire international face aux débordements répétés des supporters algériens. Après les émeutes urbaines de Times Square et les provocations scatologiques révoltantes dans les stades américains, la ville de Doha au Qatar a été le théâtre de chaos et d’arrestations massives. La violence made in Algeria s’exporte désormais à l’échelle planétaire.

Le 24/06/2026 à 18h35

La Coupe du monde 2026, qui devait être une vitrine de fraternité et de célébration internationale, fait face à une brutale confrontation avec le réel. Alors que les premiers jours du tournoi s’étaient déroulés dans une atmosphère festive entre supporters écossais, brésiliens ou marocains, l’entrée en lice de l’Algérie a brisé cette dynamique pour imposer des scènes de chaos et d’incivilités répétées. Ce qui se passe durant ce Mondial dépasse l’entendement et dessine les contours d’une dérive désormais globale.

Le dernier épisode en date s’est produit au Qatar, en marge de la rencontre opposant l’Algérie à la Jordanie, péniblement remporté 2-1 dans la nuit de lundi à mardi par les Fennecs pour le compte de la phase de poules du Mondial. Loin de se cantonner à la pelouse, l’affrontement a basculé dans la violence urbaine au cœur de la capitale, Doha. Une violente échauffourée a éclaté sur la terrasse d’un restaurant du quartier d’Al Dafna, transformant l’établissement en un champ de bataille où les protagonistes ont échangé des coups à mains nues et se sont servis des chaises et des tables comme projectiles.

Face à ces scènes de chaos largement relayées sur les réseaux sociaux, les forces de l’ordre qataries ont dû intervenir promptement. Le ministère de l’Intérieur qatari a officialisé les détails de l’affaire: au total, 25 personnes de nationalités arabes ont été arrêtées et placées en détention.

Dans son communiqué officiel, la tutelle dénonce fermement une «atteinte à la sécurité des personnes et des biens, ainsi qu’une violation de la sécurité et de l’ordre public». Le ministère a fait état de «comportements contraires à la loi», confirmant que ses services compétents avaient aussitôt «entamé les procédures nécessaires concernant cet incident». L’ensemble des individus interpellés a été présenté devant le parquet général en vue de poursuites judiciaires strictes, Doha signifiant ainsi sa politique de tolérance zéro face au hooliganisme.

Violences et provocations scatologiques en mondovision

Avant même le chaos de Doha, c’est sur le sol américain que le comportement des supporters algériens a déclenché l’alerte dès l’ouverture de la compétition. Le lundi 15 juin 2026, à la veille du match Algérie-Argentine dans le groupe J, le cœur de Manhattan a servi de premier ring. Des altercations d’une extrême violence ont éclaté à Times Square. Sous les yeux de touristes médusés et d’enfants pris au piège, les bousculades et les mouvements de foule ont nécessité une intervention musclée de la NYPD pour éviter un drame.

Le lendemain, lors de la rencontre à Kansas City, qui s’est soldée par une défaite cinglante des Fennecs (3-0) face à l’Albiceleste, le naufrage est devenu comportemental. Une vidéo révoltante a capturé un supporter algérien se soulageant ostensiblement en plein milieu des tribunes sur les sièges du stade américain, affichant un sourire provocateur face à la caméra. Cet acte de profanation scatologique, filmé et diffusé comme un trophée, témoigne d’un sentiment d’impunité absolu et d’un mépris total des règles du pays hôte.

Ces dérives ne sont pourtant pas des accidents isolés, mais la suite logique d’un long passif de violences documentées à travers le monde. Janvier 2026, lors du quart de finale perdu en Coupe d’Afrique des nations face au Nigeria (2-0), des supporters algériens, refusant le verdict sportif, ont provoqué de graves incidents. Des mouvements de foule majeurs et des bousculades ont éclaté lorsque la foule a tenté de forcer le passage vers la pelouse du Grand Stade de Marrakech, nécessitant l’intervention immédiate des forces de sécurité.

L’acte scatologique de Kansas City est d’ailleurs la réplique clinique de l’incident provoqué par l’influenceur algérien Raouf Belkacemi au stade Prince Moulay El Hassan de Rabat lors du match Algérie - RD Congo de la CAN. Ce dernier avait été arrêté par les autorités marocaines et condamné par le tribunal de première instance de Rabat à trois mois de prison ferme et une amende.

Une politique d’État

Les capitales européennes gardent également les stigmates de ces excès. Le 14 juillet 2019, après la victoire de l’Algérie contre le Nigeria en demi-finale de la CAN, les célébrations avaient dégénéré en émeutes urbaines, pillages et incendies de véhicules à Paris, Lyon et Marseille, se soldant par 282 interpellations nationales. Plus tard, le 11 décembre 2021, la qualification en Coupe arabe avait entraîné 432 verbalisations et 32 interpellations sur les Champs-Élysées.

Cette criminalisation du supportérisme algérien attire désormais l’attention des spécialistes de la sécurité internationale. Dans une enquête rigoureuse publiée le 18 juin 2026 par le média canadien en ligne Western Standard, le journaliste d’investigation Daniel Robson tire la sonnette d’alarme. Face à la porosité des frontières et à la mobilisation intense des diasporas (notamment à Montréal et au sein des universités McGill et de l’UdeM), il prévient que le Canada s’apprête à commettre une erreur stratégique majeure s’il n’anticipe pas les risques.

L’explication profonde de cet ensauvagement ne relève pas du simple folklore des tribunes. Elle est politique et institutionnelle. Confronté à une crise interne majeure, le pouvoir algérien utilise le football comme un puissant dérivatif et un outil de manipulation des masses. Le régime sature l’espace public d’un nationalisme agressif et d’une culture du ressentiment, lit-on.

Ce lavage de cerveau, facilité par le verrouillage total de l’espace médiatique dénoncé par Reporters sans frontières (RSF), transforme chaque pelouse en un terrain de guérilla internationale. En exportant leur violence à Doha, Marrakech, New York ou Paris, ces supporters ne font qu’exécuter la rancœur politique injectée par leur propre régime, projetant ainsi une image déplorable, destructrice et ineffaçable de l’Algérie aux yeux du monde entier.

Par Tarik Qattab
Le 24/06/2026 à 18h35