La BNPJ resserre l’étau autour des circuits financiers suspects

Siège de la BNPJ, Casablanca

Le siège de la Brigade nationale de la police judiciaire, à Casablanca.

Revue de presseDe nombreux hommes d’affaires et commerçants sont actuellement interrogés par les limiers du Bureau national de lutte contre les crimes économiques et financiers, organe spécialisé relevant de la Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ). En cause, de graves soupçons de blanchiment d’argent à la suite de la détection d’importantes sommes injectées de manière douteuse dans le circuit économique. Les détails dans cette revue de presse tirée du quotidien Assabah.

Le 25/06/2026 à 20h27

Une enquête a récemment été ouverte par le Bureau national de lutte contre les crimes économiques et financiers (BNLCEF). Elle viserait, selon des informations rapportées par le quotidien Assabah dans son édition du vendredi 26 juin, un groupe d’hommes d’affaires et de tenanciers de bureaux de change impliqués dans le transfert douteux de sommes d’argent colossales, dont l’origine reste encore indéterminée.

Toutes les personnes concernées par ces transferts ont été convoquées par le BNLCEF, dont les limiers sont réputés pour leur efficacité dans le traitement des affaires de blanchiment d’argent et d’autres crimes financiers, tels que la corruption, les détournements de deniers publics, les fraudes fiscales ou les grandes affaires d’escroquerie financière.

Les personnes convoquées devront s’expliquer sur l’origine des importantes sommes d’argent injectées en une seule fois dans le circuit économique.

Les enquêtes, placées sous la supervision du parquet général spécialisé et des instances de contrôle financier, visent à dévoiler les circuits empruntés par cette manne financière et à passer au crible certains secteurs vitaux, généralement mis à profit par les réseaux criminels pour y injecter de l’argent sale.

Il est ainsi demandé aux personnes soupçonnées de blanchiment d’argent dans cette affaire de prouver l’origine légale des sommes en circulation : héritage, transactions commerciales licites ou autres.

Sans préciser l’identité des personnes faisant l’objet de l’enquête ni leur ressort géographique, Assabah croit savoir que ce groupe de tenanciers de bureaux de change et d’hommes d’affaires pourrait n’être qu’un écran dissimulant un important réseau criminel agissant dans l’ombre.

Ce que l’on sait déjà, c’est que cette affaire de blanchiment d’argent repose sur deux principaux canaux : les bureaux de change et les transferts effectués au moyen de chèques.

Cette affaire intervient dans un contexte de multiplication des dossiers de blanchiment d’argent soumis à la justice. Selon les derniers chiffres communiqués par Hicham Bellaoui, président du parquet général, à l’occasion de l’ouverture de l’année judiciaire, 839 affaires de blanchiment d’argent ont été examinées par la justice en 2025, contre 801 en 2024.

Par La Rédaction
Le 25/06/2026 à 20h27