Plages pour tous: la fin du business des parasols à Rabat et à Salé

Baignade et repos sur le sable sur une plage près de Salé.

Revue de presseÀ l’approche de la saison estivale, les autorités locales de Rabat et de Salé ont intensifié leurs opérations de contrôle sur plusieurs plages afin de lutter contre l’occupation illégale du domaine public maritime. Ces interventions visent à mettre fin aux installations non autorisées de parasols et de chaises destinées à la location, dans le but de garantir un accès libre, gratuit et équitable aux espaces côtiers pour l’ensemble des estivants. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Al Akhbar.

Le 10/06/2026 à 19h13

Les autorités locales de Rabat et de Salé ont récemment intensifié leurs campagnes de contrôle sur les plages relevant de leur juridiction afin de mettre fin aux formes d’occupation illégale du domaine public maritime. «Cette opération intervient à l’approche de la saison estivale, période marquée par une forte affluence de visiteurs et de vacanciers, notamment sur les plages de Rabat et de Oued Cherrat, ainsi que sur plusieurs sites balnéaires très fréquentés de la région», indique le quotidien Al Akhbar de ce jeudi 11 juin. Sur la plage de Oued Cherrat, les agents d’autorité, appuyés par les forces auxiliaires et les services communaux, ont mené plusieurs interventions ciblées contre des personnes qui installent des parasols, des chaises et divers équipements destinés à la location, sans disposer des autorisations requises. Selon les autorités, «ces pratiques privent une partie des estivants d’un accès libre et gratuit à des espaces qui relèvent du domaine public et qui doivent rester ouverts à tous», relaie le quotidien.

«Ces opérations sont intervenues quelques jours seulement après le lancement d’une initiative visant à installer gratuitement plusieurs parasols au profit des estivants sur la plage de Oued Cherrat», affirme Al Akhbar. Cette mesure a été largement saluée par les visiteurs, qui y ont vu, relaie le quotidien, «un effort concret pour améliorer les conditions d’accueil, offrir davantage de confort aux familles et alléger les dépenses liées aux loisirs estivaux». Selon Al Akhbar, «les autorités ont reçu des instructions strictes pour empêcher toute forme d’exploitation non autorisée des plages, qu’il s’agisse de l’occupation de vastes espaces de sable par des rangées de parasols et de chaises, ou de l’imposition d’un paiement aux usagers souhaitant simplement profiter du littoral». Objectif affiché: «préserver le caractère public de ces espaces, et garantir l’égalité de son accès à tous».

Une dynamique identique a également lieu sur la plage de Salé, où les services compétents ont mené des campagnes similaires. Al Akhbar explique que «plusieurs équipements utilisés à des fins commerciales ont été saisis, notamment des parasols et des chaises exploités sans licence», précisant que «les autorités considèrent que ces activités constituent une appropriation abusive d’un bien collectif et portent atteinte au droit des vacanciers à profiter librement du littoral».

Au-delà de ces opérations ponctuelles de saisie, de nombreux acteurs locaux militant dans des ONG appellent à maintenir ces opérations de contrôle tout au long de l’été. De leur avis, «la réussite de cette démarche dépendra de sa continuité et de sa capacité à dépasser les interventions occasionnelles pour s’inscrire dans une véritable stratégie de gestion du domaine public maritime».

Cette mobilisation s’inscrit en effet dans un contexte plus large de réorganisation des espaces balnéaires marocains. Selon Al Akhbar, «confrontées à la croissance du nombre d’estivants et la pression exercée sur les infrastructures côtières, les collectivités locales cherchent à instaurer un équilibre entre l’activité économique saisonnière et le respect du droit des citoyens à accéder gratuitement aux plages». Les autorités estiment que la lutte contre l’occupation anarchique du littoral contribue «non seulement à améliorer l’image touristique des stations balnéaires, mais aussi à renforcer le sentiment d’équité entre les usagers».

Par La Rédaction
Le 10/06/2026 à 19h13