Le Comité exécutif du parti de l’Istiqlal a arrêté ses têtes de listes pour les législatives du 23 septembre 2026, à l’exception de celles concernant le Sahara. Selon le quotidien Assabah, daté du week-end des 25-26 juillet, cette discrétion s’expliquerait, pour certains observateurs, par une stratégie visant à se faire «désirer» par les électeurs du Sahara, curieux de connaître les candidats retenus par le parti de la balance. L’explication la plus plausible résiderait toutefois dans la crainte des remous que susciterait le choix de certains candidats au détriment d’autres, dans un milieu où le clan reste déterminant dans le jeu électoral.
Une autre hypothèse avancée est que ce retard viserait à transformer l’annonce en événement politique très médiatisé, coïncidant avec la visite d’une délégation de dirigeants du parti. Cette visite serait probablement programmée à Dakhla plutôt qu’à Laâyoune, dans l’objectif de répliquer à celle réalisée récemment par le Parti authenticité et modernité (PAM), qui a réussi à attirer dans ses rangs le président actuel du Conseil régional de Dakhla-Oued Eddahab ainsi que toute son assise électorale locale.
Le Comité exécutif de l’Istiqlal a tenu, en milieu de semaine, des consultations sur les prochaines législatives. Selon certains de ses membres, il a adopté des «critères objectifs et précis» dans le choix de ses têtes de listes. Assabah relève qu’une seule femme figurera à ce poste: Madiha Khayr, ancienne parlementaire et ancienne secrétaire générale de l’Académie Mohammed VI de l’aviation.




