Lors d’une conférence de presse tenue à l’issue d’un conseil de gouvernement, le ministre de l’Agriculture, Ahmed El Bouari, a tenu à rassurer quant à l’approvisionnement du marché pour l’Aïd al-Adha. Selon ses déclarations, la situation du cheptel est «rassurante», avec un nombre de moutons et de chèvres disponibles compris entre 8 et 9 millions de têtes. Un volume qui surpasse largement la demande nationale habituellement évaluée entre 6 et 7 millions d’animaux pour les sacrifices, rapporte Al Akhbar de ce week-end (16 et 17 mai).
Le ministre a profité de cette intervention pour répondre aux critiques récurrentes concernant l’emprise abusive des spéculateurs sur les marchés et l’impact des intermédiaires sur la hausse des prix des ovins. Il a indiqué que les autorités gouvernementales ont engagé une série de mesures organisationnelles et de contrôle destinées à enrayer la spéculation et à garantir des conditions optimales durant la période de vente des ovins et caprins.
Dans ce cadre, El Bouari a souligné qu’une circulaire conjointe émanant du ministère de l’Agriculture et de celui de l’Intérieur a été diffusée afin d’intensifier les opérations de contrôle et d’assurer le suivi de toutes les activités liées à cette filière. Ces contrôles portent notamment sur les aliments pour bétail, les médicaments vétérinaires ainsi que les fientes de volaille, en vue de prévenir toute utilisation illégale ou toute pratique susceptible d’affecter la santé des troupeaux et la qualité des animaux exposés à la vente.
Soucieux de réduire l’influence des spéculateurs au sein des circuits de distribution, le ministre a également fait état de la mise en place d’une structure commerciale élargie pour accueillir les opérations de vente. Celle-ci comprend l’aménagement de 35 souks dédiés à la vente des ovins et caprins, 565 souks réservés au cheptel, équipés par les communes, ainsi que 76 points de vente implantés dans des centres commerciaux.
Des observateurs soulignent que cette extension des espaces de vente pourrait contribuer à réduire la pression sur les souks traditionnels et à favoriser le contact direct entre éleveurs et consommateurs. Une mesure susceptible de limiter l’intervention des spéculateurs qui prospèrent sur la multiplication des intermédiaires entre le producteur et l’acheteur final, écrit Al Akhbar.
Enfin, le ministre El Bouari a tenu à préciser que l’état sanitaire du cheptel national est «bon et exempt de maladies infectieuses», tout en mettant l’accent sur la poursuite des opérations de contrôle vétérinaire et le suivi régulier de l’état de santé des troupeaux à l’échelle nationale.




