Dans une atmosphère à la fois solennelle et conviviale, l’assemblée générale ordinaire élective (AGOE) de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) pour le mandat 2026-2029 s’est tenue ce jeudi 14 mai dans un vaste chapiteau aménagé au sein d’un grand hôtel casablancais.
Cet important rendez-vous triennal du monde des affaires a réuni des grandes figures du patronat marocain, des dirigeants d’entreprises renommés ainsi que des représentants des principaux secteurs de l’économie nationale, venus assister à l’élection de Mehdi Tazi et Mohamed Bachiri à la tête de la Confédération.
Ces retrouvailles entre chefs d’entreprise ont donné à cette rencontre des allures de grand rendez-vous du monde des affaires, rythmé par des échanges autour des défis économiques actuels, des perspectives d’investissement et des attentes du secteur privé.
Au-delà de son objet officiel, cette assemblée générale élective a été marquée par une atmosphère chaleureuse et détendue, ponctuée d’accolades, de poignées de main appuyées, d’échanges informels et d’éclats de rire.
Cette AGOE s’est achevée sur le moment le plus attendu de la journée: l’annonce des résultats du scrutin. Mehdi Tazi et Mohamed Bachiri ont ainsi été élus respectivement président et vice-président général de la CGEM, avec 91,5% des suffrages, soit 3.773 voix sur un total de 4.123.
À l’issue du vote, Mehdi Tazi s’est engagé à faire «franchir un nouveau cap» à la CGEM, en œuvrant à créer les conditions nécessaires pour libérer les énergies et renforcer la confiance du secteur privé dans ses capacités.
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Il a également appelé à une montée en gamme de la valeur ajoutée locale, au développement de l’innovation et à un meilleur accompagnement des entreprises marocaines dans la conquête de nouveaux marchés.
Le nouveau président de la CGEM a, par ailleurs, insisté sur l’importance d’une plus forte implication des jeunes, des femmes et des Marocains du monde.
Le vote a d’ailleurs été précédé par la présentation, devant l’assemblée générale, du programme porté par le binôme pour le mandat 2026-2029. Mehdi Tazi a ainsi défendu une dernière fois les grandes orientations de cette feuille de route, centrée sur l’accélération de la transformation de l’économie nationale à travers la montée en gamme des entreprises marocaines.
Transformation de l’économie nationale
Ce programme s’articule autour de cinq axes stratégiques. Le premier concerne l’amélioration de l’environnement des affaires. Il prévoit notamment une simplification administrative, à travers le passage à un modèle fondé sur le cahier des charges et le contrôle a posteriori, ainsi qu’une réforme du Code du travail et de la fiscalité locale.
Ce volet porte également sur l’amélioration de l’accès au foncier industriel et la poursuite des efforts en matière de financement bancaire et alternatif au profit des TPME.
Le deuxième axe est consacré au renforcement de la souveraineté productive nationale. Il prévoit notamment l’accélération de la montée en gamme du tissu industriel, l’augmentation du taux d’intégration locale et la consolidation du label «Made in Morocco».
La feuille de route met également l’accent sur l’accélération de la transition énergétique, l’amélioration de la compétitivité des coûts de l’énergie, le renforcement de la performance logistique ainsi que l’adaptation de la formation professionnelle aux besoins réels du marché et des entreprises.
À ce sujet, le binôme s’engage à œuvrer pour la création de nouveaux écosystèmes, dont celui de la machinerie industrielle et l’amélioration du taux d’intégration locale à 70%.
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Le troisième axe est dédié à l’innovation. Le binôme prévoit, à cet effet, de continuer à contribuer d’une manière «active» à la stratégie Digital Morocco 2030 à travers notamment le développement des infrastructures numériques, des data centers, l’adoption de l’intelligence artificielle et le renforcement des compétences digitales. Au programme également le soutien à l’écosystème des startups, l’accélération de la digitalisation des TPME (Très Petites, Petites et Moyennes Entreprises) ainsi qu’un rôle plus opérationnel de la CGEM à travers le Morocco Innovation Lab dédié à la montée en gamme technologique des entreprises.
Le quatrième axe porte, quant à lui, sur le rayonnement international. Pour ce faire, l’accent sera mis notamment sur le renforcement de la compétitivité à l’export, le travail sur les normes et les critères ESG (Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance), l’accompagnement renforcé des TPME sur les marchés internationaux, ainsi que la mobilisation de la diaspora marocaine comme levier d’investissement et de compétences.
Le cinquième axe est consacré au renforcement de la cohésion et des synergies au sein de la CGEM. Mehdi Tazi explique qu’il s’agit notamment de développer les passerelles entre les fédérations sectorielles, d’élargir cette logique de coopération à d’autres groupements professionnels et de renforcer les interactions entre les commissions régionales et les commissions centrales. Cette approche vise à encourager les projets communs, à fluidifier les échanges entre entreprises et à renforcer les dynamiques de coopération au sein de l’organisation patronale.




